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mercredi, 10 août 2011

Découvrez la nature pieds nus!

environnement,nature,bien-être,santé,loisirToujours sur le thème "Découvrir la nature autrement" tout au long de l'été sur ce blog, je vous invite à enlever vos chaussures. Et oui... savez-vous qu'il est désormais possible de parcourir des sentiers pieds nus, de libérer ces orteils trop souvent comprimés pour les laisser respirer et se faire chatouiller par les brins d'herbe?

 

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Plusieurs parcs en France proposent désormais des sentiers spécialement aménagés pour être parcourus pieds nus, surfant ainsi sur le vif succès que cette initiative rencontre depuis plusieurs années déjà chez nos voisins germanophones (comme d'habitude...).

 

Plutôt que de réinventer le monde, je vous invite à lire l'article consacré sur l'excellent site "Expat Way" qui a recensé une petite liste de sentiers, ainsi que leurs caractéristiques (avec information sur l'accès, le prix et les horaires). Aller vers l'article "Marcher pieds nus" publié sur Expat Way.

 

Pour ceux qui parlent allemands, je vous recommande également le site dédié, très complet, décrivant de nombreux sentiers (les "Barfußpfade") en Allemagne et en Autriche, ainsi qu'un tour d'horizon de nombreux sites en Europe: www.barfusspark.info


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Photo: www.tourisme.fr (en haut à gauche) et www.wizztiti.fr (en bas à droite)

jeudi, 28 juillet 2011

En vacances dans les Alpes? Découvrez le jardin botanique Valderia

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Pour poursuivre sur la thématique estivale "Découvrir la nature autrement", restons dans le parc national du Mercantour (voir l'article sur l'arboretum la semaine dernière), mais passons du côté italien avec le jardin botanique Valderia, situé à quelques kilomètres de la France.

 

Ce jardin s'insère dans le Parc naturel des Alpes Maritimes (Parco Naturale Alpi Marittime), jumelé depuis 1987 avec le parc national du Mercantour pour faciliter notamment la gestion et le suivi des espèces animales. A noter, les deux parcs devraient bientôt créer une structure juridique commune et devenir ainsi le premier exemple de Parc Européen.

 

Le Jardin botanique Valderia accueille près de 450 espèces réparties suivant 14 habitats alpins que le visiteurs est amené à découvrir: flore inféodée aux roches siliceuses et calcaires, mégaphorbiaie, parois et éboulis, prairie, torrent, tourbière, grève, résurgence, pâturage, parc à bétail, arbustes et sous-bois.

 

Pour en savoir plus, je vous invite à télécharger la brochure en italien ou en anglais (pdf).

 

Et tant que vous y êtes, faites un tour au Centre faunistique "Uomini e lupi" (Hommes et Loups) qui permet d'apprendre à connaître cet animal emblématique avec de superbes scénographies, juste à côté du charmant village d'Entracque, ainsi qu'un saut à l'écomusée du Seigle dont le parcours vous emmènera à la découverte de cette céréale et de toits de paille de seigle à Valdieri. Si vous pouvez, allez-y le deuxième dimanche d’août durant lequel a lieu la traditionnelle Fête du seigle.

vendredi, 22 juillet 2011

Parc national du Mercantour: de la biodiversité à l'art

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En cette période estivale proprice aux vacances et aux ballades, vous découvrirez au fil des prochaines semaines une série d'articles pour découvrir la nature autrement. Inaugurons aujourd'hui avec l'Arboretum Marcel Kroenlein, situé entre 1200 et 1700m d'altitude près du village de Roure dans l'aire d'adhésion du Parc National du Mercantour (Alpes Maritimes).

 

Avec près de 400 arbres plantés dont 137 espèces exotiques en sus de nombreuses fleurs montagnardes, l’Arboretum est une des plus belles collections dont certains specimens sont d'une rareté exceptionnelle (comme un Wollemia nobilis, véritable fossile vivant qui ne compte que quelques dizaines d'individus dans le monde).

 

Plus surprenant, ce musée vivant est également le seul Arboretum européen lié à l'Art, offrant ses somptueux décors au collectif No-Made, avec la participation d’artistes et d'écrivains de renom comme Ben, Ernest Pignon Ernest, Arman, Jean-Michel Folon, César...

 

C'est donc un site à découvrir, nul doute que ses 15 hectares sauront vous enchanter, avec des vues imprenables sur la vallée de la Tinée.


Sites officiels de l'Arboretum: www.arboretum-roure.org et du collectif No-Made: www.no-made.eu

mercredi, 06 juillet 2011

Episode 2: l'action des communes en faveur des abeilles

Suite et fin de l'épisode précédent: La guerre des abeilles n’aura pas lieu

 

Dans le cadre de son Plan Biodiversité "Abeilles et Insectes pollinisateurs", le département des Vosges (Vosges Développement) a réuni l'ensemble des acteurs, des élus aux agriculteurs, en passant par les producteurs locaux, les syndicats professionnels… pour mettre en place des actions en faveur des plantes mellifères, pleines de nectar, pour enrayer le déclin des abeilles, nécessaire à bon nombre d'agriculteurs (lire l'épisode 1).

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Ecole, cimetière, pompiers... tous les lieux participent à la biodiversité - © A. Baral


Parmi ces mesures, la gouvernance locale a joué un rôle important car elle gère de nombreux espaces verts: forêts, terrains communaux, jardins, bords de route, rond-point... Or, les élus ont pour habitude de tondre à ras (pour que cela fasse "propre" - entendre par là, aseptisé) tout en injectant quantité de pesticides pour se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à du gazon.

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lundi, 04 juillet 2011

Episode 1 – La guerre des abeilles n’aura pas lieu

environnement,biodiversité,nature,abeille,pollinisation,agriculture,collectivités localesPetite devinette : quel est le dénominateur commun entre un pépiniériste, un maire, un restaurateur, un atelier de réinsertion et un fabricant d’huiles essentielles? La réponse tient sur un doigt : l’abeille, ouvrière au service de la biodiversité.

 

En dehors du maire, tous ont au moins une part de leur activité dépendant d’insectes pollinisateurs – abeille en tête – dont le travail va être grandement facilité par l’engagement de collectivités locales. Si j’ai choisi cet exemple, ce n’est pas un hasard. J’ai pu aller ces jours-ci à la rencontre de ces acteurs qui œuvrent dans l’ombre, chacun à son échelle, dans la mise en place d’une véritable synergie sous l’impulsion du département des Vosges (Vosges Développement).

 

Tout est parti d’un cri d’alarme lancé par les apiculteurs locaux en 2007. En France on assiste à une baisse de production (30 à 50%) depuis 10 ans et une mortalité d'abeilles multipliée par quatre ou cinq. Obligés de racheter toujours plus d’essaims pour maintenir leurs ruches en activités (plusieurs centaines par apiculteur, 30% disparaissant désormais chaque année), la note est vite devenue salée, avec un prix passant de 40 € à 90 € l’essaim (soit 1,5 kg d’abeilles ou 15.000 insectes). Les raisons de cette hécatombe sont multiples mais trois facteurs semblent prépondérants :

- l’utilisation massive de pesticides
- l’augmentation de maladies et parasites importés
- le déclin de la biodiversité qui n’offre plus le nectar tant recherché.

 

Vosges Développement a donc mis en place un Plan Biodiversité "Abeilles et Insectes pollinisateurs", regroupant l’ensemble des acteurs, des élus aux agriculteurs, en passant par les producteurs locaux, les syndicats professionnels… La démarche repose sur deux axes forts :

- Diminuer l’usage de produits phytosanitaires, voire les supprimer autant que possible
- Favoriser la biodiversité, notamment les plantes mellifères qui produisent le nectar si cher aux abeilles et l’ensemble des insectes pollinisateurs.

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vendredi, 10 juin 2011

Le sanglier, plus sauvage qu'un boa ou une mygale?

environnement, nature, biodiversitéEn France, on a le droit de posséder des boas et autre mygale, mais pas une laie (femelle sanglier) trouvée blessée après avoir été renversée par une voiture, dont on a pris soin pendant 11 ans. Une agricultrice en Dordogne va devoir comparaître devant le tribunal correctionnel de Périgueux, après avoir refusé une saisie de l'animal qui a toutes les chances d'être relâché dans un paradis pour chasseurs où les battues au sanglier sont légion.

 

Bien sûr, la délicate question de la détention illicite d'animaux sauvages chez soi ici invoquée pourrait être légitime. Mais où s'arrête l'hypocrisie d'accuser cette détention illicite... dans une région où les sangliers pupullent et sont mitraillés par des plombs de chasseurs qui ne se sentent plus pisser dès qu'ils peuvent tirer un coup. Protection des animaux sauvages, mon *biiiiip* (1)!!!!! Ah mais ils vous diront que ces animaux sont en surnombre et détruisent tout. C'est vrai: les chasseurs ont tué tous leurs prédateurs. A force de tirer, il ne reste plus de plomb dans la cervelle...

 

Mais au fond, à quel moment cette notion de "sauvage" démarre-t-elle quand on accepte comme animaux de compagnie des iguanes, des boas, mygales et autres furets/chinchilla et j'en passe sous prétexte d'être nés en captivité? Je rappelle que dans les zoos, la plupart des animaux sont nés comme tel, ils n'en demeurent pas moins considérés comme animaux sauvages. Alors la petite laie sauvée d'un accident vivant dans d'excellentes conditions, totalement habituée à l'homme est-elle plus sauvage qu'un boa? Sait-on par exemple qu'un cochon relâché dans la nature redevient sauvage au point de changer de morphologie (donc, même pas un saut de génération)?

 

Pourquoi dans un cas litigieux comme ici n'oblige-t-on pas tout simplement un vétérinaire à attester des bonnes conditions dans lesquelles vit cette laie? Car saisir l'animal qui finira canardé (j'imagine mal à un zoo la récupérer), c'est de l'hypocrisie et la justice a bien du temps à perdre. Qu'elle aille plutôt visiter plus régulièrement les animaleries au bord des quais de Seine (et ailleurs): quand on voit les conditions dans lesquelles mijotent les animaux, c'est autrement plus choquant et les saisies devraient pleuvoir...

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(1) Je vous prie d'emblée d'excuser la vulgarité de mes propos. J'assume totalement.

 Source:
- "Dordogne: une agricultrice refuse de se séparer de sa laie, Mimine", Le Point (7 juin 2011)

mardi, 10 mai 2011

Un sauvage dans la ville? Chic!

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Cher citadin désespéré d'être loin de la nature, frustré de ne pouvoir participer aux multiples observatoires de la biodiversité proposés par le MNHN (Museum National d'Histoire Naturel), voici enfin l'opération "Sauvages de ma rue"!

 

L'objectif est de recenser la flore urbaine, souvent bien plus riche qu'on ne l'imagine. Les franciliens peuvent d'ors et déjà s'inscrire pour participer. Les autres régions ne sont pas en reste, même s'il faudra encore un peu patienter. En effet, 2011 sera consacrée au recensement des espèces en région parisienne mais l’opération à vocation à s’étendre aux grandes villes de France.

 

Le principe de fonctionnement

Tout comme les opérations précédentes (observation des papillons, des escargots, des coléoptères, mais aussi des coccinelles japonaises et des frelons asiatiques) qui se poursuivent, le grand public est invité à participer aux observations de la faune et flore locales, grâce à des petites fiches d'identification qui permettent de récolter aisément les données qu'il faut ensuite transmettre. Ce principe connait un immense succès car c'est une façon très ludique de s'impliquer, d'apprendre et de se rendre utile (les enfants adorent d'ailleurs). 

 

Les résultats attendus

Les données saisies permettent de dresser des cartes très fines localisant les espèces sur toute la France. Elles sont compilées sur le site Vigie Nature consultable ici: http://obj.mnhn.fr. Les informations sont très importantes pour le suivi de la biodiversité sur notre territoire et permettent d'en surveiller les évolutions.

 

Alors, prêt à participer? Rendez-vous sur le site officiel de l'opération "Sauvages de ma rue": www.sauvagesdemarue.mnhn.fr