mardi, 04 août 2009

Des océans... de plastique

Une partie de nos déchets se retrouvent dans la mer, s'accumulant dans les océans, portés par les courants marins. Le plastique, qui ne se dégrade pas, s'amoncèle, se fragmente. Les sacs sont avalés par des tortues, qui les prennent pour des méduses et étouffent. Les packs de bières étranglent les oiseaux, les capsules qui brillent attirent les animaux friants de petites poissons dorés. Tandis que dans nos foyers nous cachons prestement médicaments, produits d'entretien et autres boutons à la vue de nos chers bambins, beaucoup n'hésiteront pas à jeter une bouteille négligeamment ou un mégot de cigarette dans le sable.

 

Pour ceux qui comprennent l'anglais, je vous invite à écouter (et voir) le discours de Charles Moore, de la Algalita Marine Research Foundation qui a été le premier à mentionner l'existence d'un vortex de déchets flottant dans le Pacifique (il est possible de mettre les sous-titres en anglais, cela peut aider, + quelques autres langues - le français n'étant pas encore dispo).

 

 

En effet, selon des observations et un suivi menés par la Fondation depuis plus de 10 ans, des déchets s'accumuleraient sous l'effet des courants marins dans deux zones centrales, les "Plaques de déchets du Pacifique est et ouest". Si la taille avancée de ce vortex (de 600.000 à 3,5 millions de km², soit un tiers de l'Europe) reste contreversée (il demeure invisible de l'espace ou du ciel), il reste que quand on sait qu'en hélico, on peine à voir des gros sièges d'avions colorés qui dérivent, ne pas voir des petits morceaux de plastiques flottant à 2cm au dessus de la surface n'a rien d'extraordinaire...

 

Pour voir une animation du vortex, cliquez sur le lien: trash_vortex.swf

 

Greenpeace dénonce activement ce problème, estimant au passage que sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finissent dans les océans, tuant près d'1 million d'oiseaux et 100 000 mammifères marins chaque année.

 

Alors la prochaine fois que vous ou l'un de vos proches songez à jeter du plastique dans l'eau (rivière ou mer, même combat) ou dans une poubelle où le moindre coup de vent enverra tout balader (c'est fréquent en bord de mer), ne le faites plus.

 

Pour en savoir plus, je vous invite à lire:
- "Un continent gigantesque de déchets se formerait dans le Pacifique Nord", Notre-planète (mis à jour le 1 janv. 2008)
- "Un peu plus de 600 000 km2 de déchets flottants", Greenpeance (8 fév. 2008)

 

 

lundi, 15 juin 2009

Ce déficit de la Sécu qui pourrait être évité en grande partie

medicament sante secuUn trou de 20,1 milliards d’euros en 2009, soit 2,5 fois plus que prévu (8,6 milliards) : la crise peut elle vraiment justifier une explosion de plus de 11 milliards d’euros ?

 

Non, 60.000 chômeurs concernés (sur les 2,5 millions au total) n’équivalent pas à 183.000 euros de pertes additionnelles chacun!!! De qui se moque-t-on ? Qu’on le veuille ou non, il y a forcément accroissement des dépenses et la preuve flagrante que les réformes récentes étaient aussi stupides qu’elles ne s’attaquaient pas aux problèmes de fond. Lesquels ?

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21:05 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : santé, gouvernance, produits chimiques, déchets |

samedi, 04 avril 2009

Non, le label AB ne rime pas avec écologie

Puisque d'habitude, ce blog promeut des initiatives en faveur de l'environnement, je profite de cette Semaine du Développement Durable pour pousser un coup de gueule contre le label AB (Agriculture Biologique).

Le label AB est supposé certifier un "aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal". La communication faite autour de ce label ne se prive d'ailleurs pas de faire croire au consommateur qu'un achat estampillé "AB" est un geste écologique. C'est faux, archi faux. Et plutôt qu'un long discours, jugez la photo.

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mercredi, 18 février 2009

Quand le tonneau devient commode...

meuble tonneau

J'ai récemment eu l'occasion de visiter le salon Maison & Objets à Villepinte, où j'ai découvert le magnifique travail de deux artisants qui utilisent des materiaux de récupération et des produits écologiques pour la fabrication de meubles uniques en se servant de bois issu de tonneaux, de planchers et même des branches. Ils réalisent également des miroirs et des luminaires.

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lundi, 13 octobre 2008

Publicité: quels sont vos droits? Comment s'en débarrasser?

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Si les publicités font partie intégrante de notre paysage visuel, nous tolérons de moins en moins son intrusion chez nous: boîte aux lettres, mails, fax... Rien que pour les boîtes aux lettres, elles représentent environ 35 kg de papier par an et par foyer (prospectus,  journaux gratuits non sollicités...), dont 64% proviennent des grandes surfaces (18% de journaux gratuits d'annonces et 14% du commerce local). Ces kilos de papier sont bien inutiles pour la plupart et, même recyclés, ils restent une nuisance pour l'environnement: gâchis d'énergie pour la production et l'impression de papier, transport, colorants toxiques... sachant que souvent, ces papiers sont glacés, avec de larges aplats de couleur rendant le recyclage plus polluant que du papier "ordinaire".

S'il est difficile d'empêcher à titre individuel une publicité sur un gros panneau publicitaire ou dans une station de métro, il existe néanmoins une panoplie d'actions possibles pour lutter contre cette pollution chez vous.

Pour vous aider à mieux connaître vos droits et vos moyens d'action, la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) vient de publier un guide "La pub si je veux!" librement téléchargeable: accès direct au document (pdf de 1,97 Mo). Vous y trouverez des informations sur:

  • Vos droits
  • Comment éviter de recevoir des publicités
  • La prospection commerciale (par mail, fax et automate d'appel)
  • Quand saisir la CNIL
  • ... et, très utile, des modèles de lettres pour faire valoir vos droits

Je ne vous cacherai pas que c'est parfois un peu fastidieux, mais j'ai pu moi-même constater par exemple qu'en me désabonnant régulièrement de newsletters (=lettre d'information) arrivées intempestivement, j'ai considérablement réduit ces mails non sollicités. Attention cependant, évitez de répondre aux spams "bizarres" souvent en anglais, mal rédigés et sans queue ni tête (ex. pub sur le viagra, jeux d'argent, médicaments, pubs à caractère sexuel... pour les plus fréquents). Ce ne sont pas des "vrais" mails commerciaux mais des arnaques qui peuvent cacher des virus ou chercher à vérifier que votre mail fonctionne (donc, en y répondant, vous confirmez!). Dans le doute, contentez vous d'effacer le mail plutôt que cliquer sur "désabonnez vous" (normalement écrit en fin de mail à but commercial).

Concernant les boîtes aux lettres, vous pouvez imprimer le logo ci-dessus:

  • faites un clic droit sur l'image puis sélectionnez "enregistrer l'image sous"
  • Vous pouvez alors l'ouvrir dans un logiciel (visionneuse de photo, graphisme, insertion de l'image dans un document word...) et l'imprimer (optez pour une petite page A5 amplement suffisante... ne prenez pas une grande page ou imprimez plusieurs logo dessus et donnez les à vos voisins).
  • Un petit bout de scotch transparent dessus permettra de le coller aisément.

J'ai pu vérifier que la présence de l'autocollant limitait souvent le nombre de prospectus reçus, même si ce n'est pas valable partout: cela vaut le coup d'essayer!

Sources:
- Présentation de stop pub sur le site de l'Ademe
- Ministère de l'Ecologie, l'Energie, etc.   :-)

mardi, 15 avril 2008

400 magazines online, adieu le papier!

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Dimanche, j'étais dans un eurostar - l'occasion d'observer un groupe qui déballaient une douzaine de magazines. La pile de pubs, prospectus et autres plastiques inutiles (joints aux magazines et dont les médias anglais sont friants) qu'ils ont du jeter équivalaient probablement à la pile de magazines en eux-mêmes. Devant tant de gâchis, j'ai donc été réjouie de découvrir la nouvelle offre de Relay. Bien que d'habitude critique vis-à-vis des Relay-Hachette monopolisant la vente de journaux dans le métro (au détriment des petits commerçants), je salue l'arrivée de la vente de magazines en version électronique.

Mais ils vont plus loin en proposant un abonnement illimité à 400 magazines pour à peine moins de 18 euros/mois... dont 1 euro est reversé au WWF. Appelé "éco-forfait" illimité, c'est une nouvelle ère qui s'annonce, profitant du numérique et de la désertion des lecteurs tout en permettant une formidable économie de papier et d'énergie pour la distribution. Pour découvrir les titres proposés, cliquez ici.

Bien sûr, il vous est possible de sauvegarder les numéros (avec certaines protections j'imagine pour éviter les partages illégaux de fichiers) et d'imprimer. Sauf qu'au final, vous n'imprimerez que ce qui vous intéresse.

S'il ne faut pas oublier que surfer sur internet consomme beaucoup d'énergie (voir l'article du blog "Passons au greenhosting"), il n'en demeure pas moins que l'usage de sources non renouvelables est sans doute moindre que celles consommées pour imprimer des tonnes de magazines qu'il faut ensuite disséminer par camions entiers - sans compter les surplus à récupérer qui sont ensuite jetés.

Au fond, le point noir réside surtout dans le fait que socialement, le groupe Relay est en passe de rogner encore un peu plus sur le marché des petits commerces qui risquent plus que jamais de couler. Des lecteurs épisodiques comme je suis vont-ils réellement continuer à fréquenter les marchands de journaux du coin dès lors que je pourrai potasser des centaines de magazines sans coût additionnel si j'ai déjà un abonnement?

En ce qui me concerne, la réponse est oui, car j'aime trop farfouiner dans la caverne d'Ali Baba chez mon "petit marchand" dans ma rue qui laisse ses clients lire (car il sait très bien qu'on se fait toujours "avoir" en repartant avec un magazine... avis aux marchands râleurs qui ne supportent pas qu'on lise ne serait-ce que le sommaire...)! Mais j'avoue que je risque de moins me laisser tenter. En même temps, cela m'a toujours chiffonnée d'acheter un magazine pour avoir le dossier spécial de 20 pages sur les 100 qu'il totalise. Reste que de nombreux journaux que j'apprécie ne sont pas compris dans l'offre... pour l'instant. Mon petit marchand continuera donc à me voir régulièrement!

Et vous? Qu'en pensez vous?


Accéder au site de Relay:

http://relay.presse-wl.com/Publications/Zoom/ALaUne.aspx

mardi, 15 janvier 2008

Papercalculator: Un simulateur pour gérer ses consommations de papier

En tant qu'entreprise, collectivité, établissement scolaire... vous êtes amenés à consommer beaucoup de papier. Pour rappel, les entreprises françaises dépensent plus de 400 millions d’euros par an en impressions inutiles (= 1,2 million d’arbres), une tonne de papier représentant 1 à 2 tonnes de bois et nécessitant entre 5 et 15 m3 d’eau et quelques 80 kg de chlore gazeux pour blanchir le papier. Cela fait de l’industrie papetière une des plus polluantes. 

Ce blog a déjà décrit les éléments à intégrer pour entreprendre une démarche éco-responsable des entreprises pour le papier (lire l'article consacré). Mais pour vous simplifier la tâche, l'Environmental Defense Fund", fonds américain pour la défense de l'environnement vient de lancer un "calculateur de papier" ou paper calculator permettant de réaliser une analyse de cycle de vie des papiers utilisés (*).

Certes, l'outil est en anglais mais reste sans équivalent en français et un petit dico devrait permettre de l'exploiter pleinement. Grâce à lui, toutes les grandes structures amenées à consommer de larges quantités de papier vont pouvoir facilement mesurer les impacts environnementaux des différents types de papier utilisés et effectuer des comparaisons avec d'autres types disponibles.

Vous sélectionnez votre papier parmi une liste (13 choix, du papier blanchi au papier glacé), les quantités consommées par an (pensez à sélectionner l'unité "metric tons") et le taux contenu de papier recyclé. Voilà pour la base. Mais vous pouvez également fournir plus de détails (cliquez sur "edit advanced paper details"): types et sources de la pâte, technique de blanchiment, origine du papier recyclé... si toutefois ces données vous sont accessibles.

paper calculatorLes résultats s'affichent ensuite sous la forme d'un rapport téléchargeable (format excel ou pdf) où l'utilisateur peut effectuer des comparaisons avec les autres types de papier pour répondre au mieux à ses besoins tout en diminuant les impacts environnementaux.

Vous obtiendrez même le nombre d'arbres que votre consommation représente, l'énergie utilisée (en équivalent consommation de ménage par an), le CO2 émis ainsi que les quantités d'eaux usées et de déchets produits. Vous n'aurez plus d'excuse pour gâcher du papier!

Il ne reste plus qu'à trouver une âme charitable pour traduire le calculateur...   

Site officiel: www.papercalculator.org 


(*) L'analyse du cycle de vie (ACV ou LCA en anglais) est une méthode d'évaluation environnementale qui permet de quantifier les impacts d'un produit (qu'il s'agisse d'un bien, d'un service voire d'un procédé) sur l'ensemble de son cycle de vie, depuis l'extraction des matières premières qui le composent jusqu'à son élimination en fin de vie, en passant par les phases de distribution et d'utilisation (source: Ademe).

Pour aller plus loin:
Lire l'article du blog "Démarche éco-responsable des entreprises pour le papier" (mars 2006)

lundi, 07 janvier 2008

Karton Design va faire un carton dans votre salon!

Sans doute avez vous déjà croisé un fauteuil ou quelques objets confectionnés en carton. Mais en découvrant la société hongroise Karton design, j'ai été totalement bluffée par la variété, le raffinement et la qualité des objets présentés, le tout en carton brut assemblé*, matière facilement recyclable et beaucoup moins toxique que les meubles en kit ou ceux en carton peints et vernis (évaporation de solvants, colles, peinture...). Ceci n'est pas un coup de pub, mais un véritable coup de coeur: loin des traditionnels fauteuils, la société fabrique en effet des étagères (dotées de tiroirs), des bureaux, des lampes et même des horloges. Jugez par vous même:

meubles en carton

La cerise sur... le carton est que ces meubles s'avèrent très solides (les rayonnages peuvent supporter des rangées de livres sans problème). Bien sûr, la société vous dira qu'ils ont les mêmes dans leur bureau depuis des années... ce que j'aimerais bien vérifier! En attendant, un petit test dans les fauteuils prouve qu'ils peuvent facilement encaisser du poids (et les kilos superflus qui vont avec)!  

fauteuil en carton

Côté finance, là encore, surprise, les étagères ne coûtent pas plus chères que leurs homologues IKEA (c'est moins vrai pour les fauteuils, mais le travail n'est pas le même)... pour une durée de vie et une solidité certainement comparable! Reste qu'il n'y a pas de fournisseurs officiels en France et importer au cas par cas n'est pas une solution satisfaisante pour l'environnement car engendrant plus de transport.

Cependant, Karton design a cartonné (désolée...) au salon Pollutec à Paris fin novembre, très remarqué pour l'étendue de leur gamme: gageons que leurs produits devraient être rapidement accessibles en France. En attendant, je vous invite à faire un tour sur leur site: www.kartondesign.com


PS: Et si dans quelques temps, certains lecteurs parmis vous se mettent à distribuer ce produit après l'avoir découvert sur ce blog, cela me ferait très plaisir si vous m'envoyez un petit mail pour me tenir au courant!

* et non constitués de plaques de carton collées, ce qui fait appel à une autre technique de construction de meubles en bois et nécessite a fortiori plus de produits extérieurs (colle, vernis, peinture)

Autres sites de meubles en carton assemblé (pas de vernis ou peinture):
- Une maison toute en carton...
- Orika
- Return design
- Quart de Poil
- Alexis Tricoire
- Nicola Enrico Stäubli
- Pulpo
- Design boom

jeudi, 25 octobre 2007

Cherche chewing-gum à recycler

Qui n'a jamais eu de mésaventure avec un chewing-gum? Collé à votre chaussure ou sous vos fesses après un passage sur les sièges du métro... les chewing-gum sont une véritable nuisance, pas franchement recyclable et générant des coûts de nettoyage parfaitement inutiles.  Une étude réalisée dans les années 1990 par le gouvernement anglais indiquait déjà qu’il dépensait plus de 220 millions d’euros par an pour le nettoyage du chewing-gum. Ce chiffre a très certainement augmenté depuis.

Pour permettre de prolonger la vie des boules de gomme, une designer anglaise, Anna Bullus, vient de lancer un nouveau concept: la boule récupératrice de chewing-gum.

Il s'agit d'une petite poubelle ronde faite en "Gumnetic", un nouveau matériau biodégradable* développé à partir de vieux chewing-gum mélangés à de la résine 'bio'. Les passants peuvent ainsi jeter leurs gommes dans ces boules accrochée aux poteaux. Ces dernières sont ensuite recyclées pour fabriquer de nouvelles poubelles (à force, espérons que cela permette d'élaborer d'autres produits...).

Anna Bullus a également créé un "Gumnetic Chewy Pad", sorte de coussin à mémoire de forme, une façon bien plus agréable de coller ses fesses!

 

Sachez enfin qu'un nouveau chewing-gum vient d'être développé par la société Revolymer: il ne colle pas et doit se désintégrer dans l’eau après plusieurs mois. Reste à savoir quelles substances se retrouvent dans l'eau et leurs effets sur le milieu naturel... Vous reprendrez bien quelques moules goût malabar fraise?

* Je n'ai pas d'information me permettant de vérifier les réelles qualités biodégradables du produit 

Sources:
- "Un nouveau chewing-gum qui ne colle pas", Reflexiences (14 sept. 2007)
- Site officiel d'Anna Bullus: www.annabullusdesign.com

jeudi, 13 septembre 2007

Moins d'emballage = économie pour les ménages

Beaucoup de français persistent à clamer que consommer "écolo" coûte plus cher. Pourtant, faire le choix de limiter les emballages dans ses achats (donc, réduire ses déchets) est déjà un geste écolo, respectueux de l'environnement et qui s'avère particulièrement économique pour le porte-monnaie!

En effet, l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) a récemment présenté les résultats d'une étude sur les déchets produits par les ménages au regard des achats effectués dans la grande distribution. L'analyse a porté sur 150 produits de consommation courante. Cinq chariots, représentatifs de plusieurs tailles de foyers (une et quatre personnes) et d’une consommation plus ou moins éco-reponsable en matière de prévention (scénarios "minidéchets" ou "maxidéchets") ont été définis:

  • 1 chariot des produits les plus achetés ramené à la consommation d’un ménage moyen (2,3 personnes selon l’INSEE)
  • 2 chariots générant le maximum de déchets pour des foyers de 1 et 4 personnes
  • 2 chariots générant le minimum de déchets pour des foyers de 1 et 4 personnes

Une grille hiérarchique déterminait les critères retenus pour les produits "minidéchets": produit réutilisable, absence d’emballages, éco-recharge, grande contenance, recyclabilité des emballages selon les consignes de tri et enfin poids des emballages.

Les résultats sont sans appel: si la réduction des déchets est évidente, il en va de même pour les coûts des achats:

  • Pour une personne: le chariot minidéchets économise 74 euros par mois par rapport au maxidéchets et 50 kg de déchets en moins par an (chariot maxidéchets une personne = 100 kg/an)
  • Pour quatre personne: le chariot minidéchets économise 167 euros par mois par rapport au maxidéchets et 188 kg de déchets en moins par an (chariot maxidéchets 4 personnes = 391 kg/an)

Rappelons que chaque français (et non pas chaque ménage...) produit 353 kg d'ordures ménagères par an (hors encombrants - sources: Ademe)

Moralité: vous finissez TOUJOURS par PAYER l'emballage! Et rappelez-vous, les déchets générés coûtent très chers à la collectivité, donc aux contribuables... c'est à dire vous.

Sources:
- "Tableau de bord: Prévention de la production de déchets - Bilan 2006", document en .pdf, Ademe (juin 2007)
- "France: les déchets en chiffres", Ademe (juin 2007)

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