lundi, 26 octobre 2009

Direct Energie : halte aux arnaques!

arnaque direct energieAujourd'hui, je pousse un coup de gueule contre les méthodes de Direct Energie. Internautes (et parents âgés d'internautes), méfiez-vous...

 

2007 a vu s'ouvrir le marché de l'énergie, vite envahi par nombre de fournisseurs prétendant vendre de l'électricité verte. Parmi eux, on trouve Direct Energie qui inclut 20% d'énergie renouvelable dans son offre (ainsi qu'une offre 100% renouvelable), provenant cependant essentiellement de gros barrages, ceux-là même qui détruisent les habitats naturels et obligent à déplacer les populations.

 

Nous sommes loin des offres de certains concurrents comme Enercoop (que j'apprécie pour la transparence et le sérieux*) qui s'alimentent exclusivement avec les sources les moins impactantes pour l'environnement (principalement du petit hydraulique: petits barrages de faible puissance qui respectent les habitats).

 

Mais je pourrais longtemps débattre de tout cela. Ce qui me choque aujourd'hui, ce sont les méthodes de Direct Energie. Cette société possède une armée de commerciaux qui démarchent les particuliers, cela fait plusieurs fois que je les vois rôder dans mon quartier. A chaque fois, ils sonnent et demandent à vérifier votre électricité en ajoutant qu'ils doivent faire des vérifications car il se pourrait que vos factures soient trop élevées. Nulle mention qu'il s'agit de cette société.

 

Or, aujourd'hui, ils ont sonné chez ma voisine octogénaire qui leur a naïvement ouvert la porte. Témoin de cela, j'ai aussitôt accouru: les 2 lascars en costume cravate s'étaient déjà invités à sa table de cuisine. Je leur ai immédiatement demandé s'ils étaient Direct Energie. Un peu ahuri tout en acquiesçant, ils m'ont questionnée sur ma présence (j'imagine qu'en me voyant, ils se sont dit "merde"...). Me tournant vers ma voisine toute perdue, je lui ai alors expliqué la situation et demandé si elle avait l'intention de changer de fournisseur d'électricité. Sa réponse étant évidemment négative, j'ai alors prié ces messieurs de sortir de sa maison - ce qu'ils ont refusé en ajoutant que je n'avais rien à faire là. Expliquant qu'en tant que voisine et amie, j'avais bien plus de raisons d'être là qu'eux, je leur ai sommé de quitter les lieux. Refus.

 

N'ayant nullement envie de perdre mon temps, connaissant les méthodes de Direct Energie, j'ai coupé court en menaçant d'appeler la police s'ils ne quittaient pas les lieux. Toujours rien, allant jusqu'à m'inviter à l'appeler, ils ont sans doute pensé que je me dégonflerais. J'ai fini par appeler, la police décidant immédiatement d'envoyer une voiture. Comme par hasard, ils se sont levés en prétextant vouloir continuer leur tournée. Voyant que je leur emboitais le pas tandis qu'ils sonnaient chez les voisins, ils ont fini par quitter l'immeuble...

 

Sachez que Direct Energie est connu comme le loup blanc pour ce type d'agissement (voir, par ex. le forum "Les Arnaques"). Ils prétendent même parfois être une filiale d'EDF et vous font signer un contrat sans même vous en rendre compte (ils prétextent souvent faire une modification de votre tarification ou abonnement). Les personnes âgées comme ma charmante voisine sont particulièrement vulnérables. ATTENTION AUX LECTEURS, ne vous faites pas avoir, mais surtout, briefez votre entourage âgé, plus susceptible de se faire arnaquer. Et faites passer le message, ce comportement est inadmissible.

 

* Et non, je ne suis pas payée pour dire ça! Mais allez chercher la provenance des % d'énergies renouvelables chez les autres fournisseurs, je vous souhaite bon courage...

21:14 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : environnement, énergie, entreprise, éthique |

jeudi, 24 septembre 2009

Le carbone, cet atome qui nous obsède

Surprise! Je vous invite à découvrir ma nouvelle chronique sur le site de l'Express...


disparition abeille.jpgTaxe carbone, bonus écologique, bilan carbone... Le carbone obnubile désormais nos politiques et nos médias, symbole du réchauffement climatique résumant à lui tout seul le drame environnemental qui nous entoure. Et tant pis pour le reste.

C'est une véritable chasse aux sorcières du réchauffement climatique. Sus au carbone, symbole de ce CO2 maudit. Et tant pis si nos émissions ne contribuent qu'à 55 % des gaz à effet de serre d'origine humaine participant au réchauffement. Méthane, halocarbures, protoxyde d'azote et ozone troposphérique constituent les 45% restants, dans un silence religieux.

Oubliés ces espèces qui disparaissent par millions, cet air envahi de microparticules... LIRE LA SUITE sur l'Express.fr

 

Crédit Photo: Getty images

lundi, 07 septembre 2009

Greenvibes, formation en RSE et vacances

Titre final medium (WinCE).pngDiable que se passe-t-il, elle n'a pas écrit depuis 1 mois!!!... Désolée, je suis toujours là, j'ai juste pris ma 1ère pause tant attendue depuis la création de ma société Greenvibes l'année dernière. Or, il fallait commencer du bon pied car:

 

 

1. Je démarre l'animation de 2 formations à partir de ce mois-ci en partenariat avec la super équipe de Testplanet

2. Je suis en train de finaliser le site internet de la société.

 

Et toujours, j'alimente le site URBIZ, plateforme de bonnes pratiques en écologie urbaine que j'ai lancé depuis peu et dont j'ai déjà parlé sur ce blog (voir l'article ici).

 

Bon, cela fait beaucoup de publicité en quelques lignes, j'espère que vous ne m'en voudrez pas: j'ai beaucoup travaillé ces derniers mois, je n'ai pas envie de laisser ce blog à l'abandon alors je tenais à vous entrouvrir un peu mes activités. Mais je vous rassure, il y a bien des innovations que j'ai envie de partager avec vous dans les semaines qui viennent, restez donc en ligne!

jeudi, 25 juin 2009

Petite association cherche subvention?


envoyé par Biodiversite

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lundi, 08 juin 2009

Découvrez URBIZ, plateforme de veille en Ecologie Urbaine

Si j'écris moins souvent sur ce blog, c'est parce que depuis plusieurs mois, je travaille au développement d'URBIZ, la 1ère plateforme de veille en écologie urbaine. Je vous invite désormais à la découvrir!

ecologie urbaine.jpg

L’objectif est de disséminer les bonnes pratiques en écologie urbaine et d'assurer une veille documentaire sur les publications librement téléchargeables sur internet, son contenu étant accessible gratuitement en français et en anglais. Il s'agit d'un véritable outil à destination des acteurs de l’écologie urbaine (professionnels, collectivités, associations…) et tous ceux que le sujet intéresse.

Une seule adresse : www.urbiz.fr

 

Et si le site vous plait, aidez-moi à le faire connaître:

 

Il était une fois URBIZ...

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lundi, 04 mai 2009

L'automobile en crise, quelle crise?

238 761 véhicules immatriculés en 18 jours,
soit 13 265 immatriculations/jour.

concept voiture ecologique.jpg

Et on ose dire que le secteur automobile se porte mal?

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mercredi, 25 février 2009

Print what you like: imprimer d'un clic UNIQUEMENT ce que vous voulez!

Si, lorsque vous imprimez sur internet, vous en avez marre d'imprimer les pubs, les offres spéciales et tous ces encarts inutiles dans la page, il existe une merveilleuse solution: Print What You Like (Imprimez ce que vous voulez). Contrairement à Print Greener (présenté sur ce blog), aucun logiciel n'est nécessaire.

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mercredi, 28 janvier 2009

Le développement durable selon Procter & Gamble

environnement maroc.jpg

C'est l'histoire d'un Québéquois qui écrit à Procter & Gamble à son retour du Maroc. Il est intéressé de connaître la politique environnementale de la compagnie et particulièrement celle entourant son produit vedette : Tide. La compagnie ajuste-t-elle son produit dans un pays où la poudre à lessive est utilisée directement dans les cours d'eau? Question subsidiaire : l'omniprésence de la publicité de la compagnie est-elle accompagnée de lignes directrices quant à l'affichage?

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mardi, 06 janvier 2009

Des ruches sur le toit de votre entreprise?

abeille miel.jpgEt si votre entreprise accueillait une ruche sur son toit? Il ne resterait plus qu'à récolter le miel pour le petit-déjeuner (à moins qu'une âme dévouée ne fasse des cookies au miel pour accompagner la pause café). Cette idée, qui peut paraître un peu folle, a été proposée par l'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) dans le cadre du programme national "L'abeille, sentinelle de l'environnement".

En effet, depuis plusieurs années, les effectifs d'abeilles sont en chute libre dans toute l'Europe, avec 30 à 40 % des populations décimées ces dix dernières années. Rien qu'en 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 %, voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Les causes évoquées sont diverses: changement climatique et pesticides sont en ligne de mire (dont plusieurs produits phytosanitaires de la firme Monsanto, Roundup en tête), mais également les virus, parasites, OGM et invasion du frelon chinois (prédateur des abeilles).

Or, l'abeille reste le principal insecte pollinisateur qui contribue à la reproduction d'environ 80% des plantes de notre planète dont une grande partie des 3/4 de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux, etc...) qui dépend d'insectes pollinisateurs.

Pour tâcher d'enrayer cette disparition catastrophique, l'UNAF invite donc les collectivités et entreprises à accueillir des ruches sur leur toit ou  dans les espaces verts pour sensibiliser le public. L'idée n'est pas nouvelle puisque l'Opéra Garnier, à Paris, héberge six ruches depuis 1985 dont chacune produit jusqu'à 100 kilos de miel vendus à la boutique de l'Opéra.

Plusieurs villes sont partenaires du programme. Dans ce cadre, la ville de Lille a ainsi installé une trentaine de ruches disséminées dans les quartiers lillois avec une première très belle récolte fin septembre qui a prouvé que les abeilles s'étaient parfaitement acclimatées à leur nouvel environnement.

A notre échelle de citoyen, sachez que l'UNAF a également lancé une pétition pour protéger les abeilles: voir la pétition en ligne.

Sources:
- Présentation du programme "L'abeille, sentinelle de l'environnement", site de l'UNAF
- "Le monde selon Monsanto", documentaire réalisé par Marie-Monique Robin diffusé sur Arte le 11 mars 2008 (disponible en DVD et VOD)
- "L’impact des pollinisateurs sur la production des cultures", article de l'INRA (24 oct. 06)

lundi, 25 août 2008

Moteurs de recherche solidaires: arnaque ou pas?

Doona moteur solidaire.jpg

Depuis quelques années fleurissent sur la toile des moteurs de recherche dits "solidaires". Quel est leur modèle économique? Leur démarche est-elle éthique? Qu'en penses les associations?

Fonctionnement
En utilisant ces sites pour vos recherches (plutôt que d'aller sur google, par exemple), vous contribuez à aider des associations grâce à l'affichage de pubs sur les pages d'accueil. Pour chaque requête lancée, quelques centimes d'euros sont donc reversées (parfois, ce sont des arbres plantés). Quant aux résultats de vos recherches, ce sont les mêmes que google, qui est utilisé massivement par ces sites pour les effectuer. En général, une multitude de projets sont proposés touchant au développement durable et la solidarité.

Qui se cache derrière?
La plupart des moteurs sont gérés par des entreprises qui se financent grâce aux publicités affichées sur leur site: seul un pourcentage (plus ou moins faible selon les cas) est reversé aux projets. Ainsi, les principaux challengers en France sont le pionnier HooSeek (SARL au capital de 47.000 euros basée à Neuilly-sur-Seine) et Veosearch (SAS au capital de 40.000 euros située dans le 16ème arrondissement parisien). Les moteurs solidaires, ça rapporte...

D'autres sites sont gérés par des associations, comme Doona, animé exclusivement par des bénévoles, qui reversent l'intégralité des gains générés.

Question d'éthique...
Une chose est certaine: entre chercher sur google avec 0 centimes pour l'associatif et chercher grâce à google en générant des gains reversés, la deuxième solution est toujours plus intéressante pour les projets solidaires. Mais de tels sites n'offrent au final que très peu de services (c'est le partenaire google/yahoo/exalead... qui fait l'essentiel du boulot, associé à une régie publicitaire avec des pubs pas toujours ciblées). En d'autres termes, les requêtes des internautes offrent sur un plateau d'argent 50% du chiffre d'affaire aux dirigeants. Si je n'ai rien contre cette véritable manne financière, vu le peu de service rendu (une fois la machine lancée, le travail derrière est très limité), j'ai un peu de mal avec l'idée que ce type de modèle économique soit vraiment "éthique".

Visiblement, je ne suis pas la seule: Handicap International, Médecins sans frontières et Greenpeace ont ainsi demandé à être retirés des listings d'HooSeek, tout comme Ingénieurs Sans Frontière qui a refusé l'invitation de Veosearch et s’apprête à demander son retrait de Hooseek.

Interviewé dans Politis, Guillaume Heintz, dirigeant de Veosearch, affirme que son modèle se calque sur les "Charity Business" anglo-saxons. Ce concept s'applique avant tout aux associations qui établissent des partenariats avec des entreprises (comme Lafarge et WWF). Les entreprises concernées reversent une partie de leurs revenues en échange de l'utilisation d'un logo ou d'une accréditation... et un regard de l'ONG sur leurs activités. Dans le cas de Veosearch, tout le monde est certes gagnant, mais l'image des associations est utilisée sans qu'il y ait pour autant le moindre travail collaboratif.

Au passage, sur HooSeek, il est encore possible de faire une recherche via google, alors que ce dernier ne fait plus parti du programme (donc, gains non comptabilisés: plus d'info ici). Seul un '€' barré minuscule le rappelle... cyberpigeons bienvenus !

Et le gagnant est...

Doona! C'est le seul site associatif animé par des bénévoles, avec ses statuts disponibles en ligne, affichant une totale transparence. Créé en 2006 par quatre étudiants, le site utilise gracieusement la technologie du moteur de recherche Exalead (sans doute la meilleure alternative à Google) et redistribue la totalité des gains à une association élue par les internautes. La publicité est gérée par Goodaction (une régie publicitaire associative). Les sommes collectées restent pour l'instant modestes (1.000 euros depuis le lancement). Mais après ma petite enquête, je suis désormais prête à faire des recherches régulièrement sur ce site... et seulement sur celui-là. Question de principe.

Le site Veosearch a le mérite de lever pas mal de fonds... mais je trouve qu'il joue beaucoup trop sur le marketing solidaire (il n'apporte aucun service additionnel, 50% des gains sont simplement mis de côté). Je préfèrerais de loin que les internautes se tournent vers la solution "Doona" qui pourra, ainsi, engranger plus de gains.

Pour ceux que cela intéresse, voici une liste non exhaustive des moteurs solidaires:

En français:

  • Doona (association créée en été 2006 - moteur utilisé: Exalead)
  • Veosearch (SAS créée en oct. 2007 au capital de 40.000 € - moteur utilisé: Google Yahoo)
  • HooSeek (SARL créée en 2006 au capital de 47.000 € - moteur utilisé: Google, Yahoo)
  • Ethicle (SARL créée début 2008 au capital de 2000 € - moteur utilisé: Google) [MàJ 26 août]
  • Ecoogler, entreprise espagnole qui plante des arbres en partenariat avec l'ONG Aquaverde (moteur utilisé: Yahoo)
  • Mention spéciale au moteur EkOolos, qui n'est pas un moteur solidaire mais offre de rechercher parmi plus de 2000 sites répertoriés dans le domaine de l'environnement. Il est géré par une boutique en ligne mais aucune pub sur la page d'accueil: il n'y a pas de gain généré, certes, mais il est bien pratique, avec un vrai boulot de recensement derrière!

En anglais

  • Everyclick, entreprise privée anglaise créée en 2005 qui a levé d'énormes fonds et est citée en exemple par le cofondateur de Veosearch, G.Heinzt - voir les commentaires [MàJ 26 août]
  • My Eco Seek qui investit dans les énergies renouvelables, joli petit site aux gains encore très faibles (voir leur blog)
  • EcoSearch, une association américaine qui mentionne les ONG soutenues... mais les gains générés.
  • Et quelques autres que je ne citerai pas car trop obscurs (aucune transparence sur leurs activités et leurs propriétaires).

Sources:
- Euridile (Registre National du Commerce et des Sociétés) et societe.com
- "Un problème de cohérence", article de Xavier Frison paru dans Politis (22 mai 2008)

[Mise à Jour du 26 août 2008]: Guillaume HEINZT, co-fondateur de Veosearch, a réagi à cet article et je vous invite à lire sa réponse dans les commentaires ci-après.

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