samedi, 10 mai 2008
Economisez du carburant grâce à l'Ecoconduite
L'ECOCONDUITE, QUELS AVANTAGES?
(Pour diffuser "Ecolocool", voir en bas de l'article)
Le transport étant le 1er responsable des émissions de gaz à effet de serre, plus vous évitez de recourir à la voiture et moins vous contribuez au réchauffement climatique.
Mais quand la voiture est vraiment nécessaire (livraison, médecin, chauffeur de taxi, déménagements... ) et pour ceux qui n'arrivent pas encore à se passer de voiture adoptez l'écoconduite (ecodriving en anglais et écoflotte en québéquois) pour réduire la consommation de carburant (donc, des émissions de gaz à effet de serre).
C'est un mode de conduite plus souple, plus calme et sans à-coup, qui permet d'économiser 5 à 40% sur ses consommations.
Concrètement, l'écoconduite, c'est...:
- Une conduite fluide, sans accélération ou frein brusque (inutile d'accélérer à 50m d'un feu orange...), surtout en ville. Prenez l'habitude d'anticiper! Une conduite agressive entraîne jusqu’à 40 % de consommation en plus !
- Choisir un régime moteur adapté à sa vitesse (économie allant jusqu’à 20 % de carburant).
- Modérer sa vitesse (zigzaguer pour grapiller 50m et quelques secondes ne vous avancera à rien...).
- Prendre l'habitude d'arrêter le moteur en cas d'arrêt prolongé (stationnement, file d’attente, achat de la baguette, discussion avec la voisine...).
- Surveiller la pression des pneus, tous les 2 mois, notamment avant les vacances et en cas de brusques changements de température (+6-7% de carburant consommé avec 1 bar de moins).
- Limiter la climatisation qui pompe le carburant (+5 à 15%, sans compter les effets nocifs des fuites de fluide frigorigène, puissant gaz à effet de serre). Stationnez à l'ombre autant que possible, aérez quelques minutes quand vous entrez dans le véhicule avant de mettre la clim, fermez les fenêtres dès la mise en marche, ne pas dépasser 4 à 5 °C de différence entre l'extérieur et l'intérieur, recyclez l'air frais de l'habitacle par temps très chaud et faites fonctionner la clim quelques minutes de temps en temps dans l'année pour maintenir les joints en état.
- Favoriser les déplacements à plusieurs: plus vous voyagez nombreux, plus vous diminuez la pollution par personne transportée. N'hésitez donc pas à recourir au covoiturage (listes de liens sur internet).
- Eviter de circuler aux heures de pointe autant que possible. En privilégiant des déplacements lorsque le trafic est plus fluide, vous dépenserez moins d'énergie.
- Retirer les galleries et porte-vélo/ski quand ils ne sont pas nécessaires: ils diminuent l'aérodynamisme du véhicule et entrainent des surconsommations (+10 à 20%)
(source: ADEME)

APPRENTISSAGE A L'ECOCONDUITE - Suivi européen
Quand ce blog a parlé de l'écoconduite la 1ère fois en oct. 2006 (*), la France brillait par son retard dans la promotion de l'écoconduite... Un an et demi plus tard, nous en restons aux balbutiements tandis que d'autres pays ont lancé depuis belle lurette des programmes complets d'apprentissage à destination des conducteurs (routiers compris). Les stages peuvent être offerts par des entreprises, soucieuses de faire des économies tout en faisant du bien à l'environnement. On trouve, entre autres:
- Heavy ecodriving Finland (logo Ecodriving ci-contre)
- Le programme Canadien Ecoflotte (Office de l'Efficacité Energétique)
- Le projet Européen Ecodrive, une campagne en faveur de l'écoconduite, financée par la Commission Européenne
Pour tous ceux qui voudraient en savoir plus sur l'écoconduite, regardez les vidéos suivantes (tirées d'écoflotte):
"Le bon sens au volant - Une nouvelle perspective" (ADSL obligatoire, les vidéos sont longues à télécharger. Un conseil, mettez la vidéo sur "pause" et patientez 5mn qu'elle se charge, cela vous évitera les coupures ensuite quand vous presserez "play")
Vous y trouverez:
Module 1 – La conduite éconergétique et son importance
Module 2 – La conduite et l’économie de carburant
Module 3 – L’importance de l’entretien
Module 4 – Opter pour le véhicule répondant à ses besoins quotidiens et à ceux de l’environnement
Module 5 – Les avantages de la conduite éconergétique
Lisez le document très complet sur "La conduite économique - le style de conduite intelligente", édité par le projet européen TREATISE (cofinancé par la Commission Européenne) sur la promotion de transports plus propres. Je vous invite également à lire l'article du blog "Camions propres".
DIFFUSEZ LE LOGO ECOLOCOOL!
Le logo a été créé par Olivier de AndrosProd, lecteur de ce blog: "J'ai découvert l'écoconduite à la fin de l'année 2007 en regardant mon JT préféré (...). Mon penchant "vert" m'a rapidement fait adopter ce mode de conduite. Habitant en milieu urbain dense (en région parisienne) j'ai vite compris que les "autres" automobilistes, ceux qui ne pratiquent pas l'écoconduite, ont parfois des réactions étranges : klaxon, dépassement en ville, ronflement de moteur, énervement... Faisant mien le crédo "il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis" et supposant que tout le monde ne connait pas encore l'écoconduite, j'ai cru bon de devoir informer. A l'image de "Attention bébé à bord" ou "Tu me colles trop si tu réussis à lire ce message...", j'ai donc eu une idée d'autocollant à coller sur ma vitre arrière... En faisant le tour du web j'ai trouvé qu'il manquait un logo à l'écoconduite, dont le nom me semblait un peu "lourd"... j'ai donc créé "Ecolocool" et son logo... en esperant voir prochainement ce logo sur vos voitures !"
Vous pourrez voir sur le site AndrosProd l'évolution du logo et prochainement commander des autocollants Ecolocool.
Pour afficher ce logo sur votre site et renvoyer à cette présentation de l'écoconduite, placez votre souris sur le code ci-dessous et faites 'copier'. Insérez ensuite le code sur votre site:
(*) Cet article est une mise à jour de l'article consacré à l'écoconduite paru initialement le 20 octobre 2006
19:18 Publié dans Education citoyenne, Energie, Entreprises, Gouvernance, Initiatives, Particuliers, Santé, bien-être, Transport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, transports, énergie, éducation environnementale, ecoconduite
vendredi, 04 avril 2008
Record de pollution de l'air dans les stations de la RATP

Aimer la ville, c'est bien... mais aimer voir ses usagers et ses employés en bonne santé, ce serait mieux...
Si le problème était déjà connu(*), il a fallu attendre le cri d'alarme d'Ecologie sans frontière (ESF) suivi d'un reportage de Canal+ diffusé le 26 juin 2007 pour dénoncer des taux de microparticules très élevés à l'intérieur des stations de la RATP. En réaction, la régie a alors présenté pour la première fois en juin les données collectées sur la qualité de l'air de son réseau souterrain.
En novembre, la RATP s'est alors engagée à publier dès janvier 2008 sur son site Internet les résultats des mesures établies à partir de son réseau de stations fixes. C'est chose faite... à condition d'éplucher son site et de se contenter du minimum: 3 stations de mesures en continu à Châtelet (ligne 4), Franklin D. Roosevelt (ligne 1) et Auber (ligne A): un peu faible au regard des quelques 300 stations que compte le réseau, avec des données brutes placardées sans explication! Cliquez sur www.ratp.fr/corpo/air/mesures.shtml pour y accéder.
Pour mieux comprendre ces mesures, je vous propose un petit rappel des faits. Notez pour les non-franciliens que ces problèmes de pollution sont susceptibles de toucher tout réseau de transport souterrain...
Quelles sont les sources de pollution?
La pollution incriminée est le taux de microparticules, constituées essentiellement de poussières d'hydrocarbures aromatiques, du toluène, du fluoranthène, des particules de plomb, nickel, cadmium, arsenic, chrome, fer et manganèse dont le diamètre est inférieur à 10µm. Le taux de dioxyde d'azote est, lui, similaire à celui de la surface et le taux d'ozone est quasi nul. Elles sont générées avant tout par le freinage mécanique des rames en station et par le meulage des rails (pour éviter les crissements). À chaque passage, les trains soulèvent donc ces microparticules et les remettent en suspension, exposant ainsi les usagers et les employés.
Bien que présentes également en surface, ces particules sont présentes en quantités bien plus importantes en souterrain. Si la RATP annonce des taux de l'ordre de 300 µg/m3 (microgramme/m3) avec des pic de 500 µg/m3 dans le métro et 800 µg/m3 dans le RER sur 2h, le documentaire de Canal + indique des taux atteignant 1200 µg/m3 d’air à Châtelet-les Halles et 2400µg/m3 à Gare de Lyon entre 17 et 19 h!
Explication de la RATP: les ventilateurs étaient certainement en panne ce jour-là... Ah oui? Et combien de fois par an sont-ils en panne??? Ces mesures sont 24 à 48 fois plus que la norme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixant un seuil d’exposition tolérable à 50 µg/m3 d’air de PM10 en moyenne sur 24 h pas plus de 3 jours par an, à l'extérieur!!!
A l'extérieur... Voilà bien le coeur du problème car il n'existe aucun norme en France ou dans l'Union Européenne - qui devrait cependant bientôt fixer des sueils pour la pollution en intérieur (pour l'extérieur, c'est déjà fait avec un maximum de 50µg/m3, comme l'OMS).
Quels effets sur la santé ?
Si la RATP cherche à rassurer (le seuil maximum de 347 µg/m3 préconisé par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) est soi-disant respectée), il s'agit avant de moyennes - loin des mesures faites par les journalistes de Canal+ en période de pointe, notamment dans le RER. De surcroît, cette valeur de 300 µg est à respecter par rapport à un voyage de 2 heures dans le métro, la RATP précisant que la durée moyenne serait plutôt de 50mn. Fort bien pour les usagers, mais quid des employés et des commerçants?
Or, une étude menée par l’équipe du professeur Michel Aubier, chef du service pneumologie à l’hôpital Bichat pendant 2 ans conclut que des phénomènes inflammatoires apparaissent sur des poumons de souris et des cellules humaines in vitro plongés dans des échantillons d’air du métro et du RER. Si le professeur refuse de se prononcer sur les effets possibles pour les usagers et les employés, nous avons tous en mémoire le scandale de l'amiante, où des années de tergiversations ont considérablement entravé la mise en place de mesures préventives, avec les conséquences que nous connaissons maintenant. Rappelons que l'on sait pertinemment que ces microparticules pénétrent profondément dans les poumons (pensez aux effets du tabagisme), ce qui provoquerait chaque année 348 000 décès prématurés en Europe.
La RATP a affirmé qu'elle présentera en 2008 un récapitulatif des expositions des citadins selon les modes de transport... qu'elle cachera dans un obscur recoin de son site?
Comment réduire la pollution ?
Déjà, la mise en place de grilles remplaçant les portes vitrées d’accès aux stations a permis de mieux ventiler les souterrains (bon sang, quels devaient être les taux d'antan?). La RATP met ensuite en avant l'existence de trains aspirateurs passant sur les voies pour récupérer les déchets. Problème: il n'en existe que 3, souvent en panne, qui ne retiennent quasiment pas la poussière.
Une solution palliative consisterait à arroser les rails avant de les limer pour empêcher les particules de s'envoler - ce qui ralentirait le travail des équipes... ce qui ne semble pas faire l'unanimité à la Direction de la RATP qui annonce le développement de ventilateurs et le remplacement du freinage mécanique par un système électrique sur toutes les rames d’ici à... 2020!
Si je n'apprécie pas du tout les méthodes habituelles de grèves de la RATP, dans ce cas de figure, j'encourage vivement les agents ET les commerçants dont les boutiques sont en sous-sol (et dont personne ne parle) à manifester en masse pour défendre leur santé!
(*) Dès 2000, les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du métro et RER s'étaient mobilisés sur le dossier et avaient alerté la direction de la RATP. Le Nouvel Observateur avait d'ailleurs publié un article dès 2003, relayé par Planète-info.
Sources:
- "La pollution de l'air dans le métro est très préoccupante", Planète-Info (26 juin 2007)
- "Polémique sur la pollution de l'air dans le métro parisien", Le Figaro (14 oct. 2007)
- "La RATP rendra désormais public les résultats de qualité de l’air intérieur du réseau francilien", Actu-Environnement (9 nov. 2007)
- "Les particules en ligne de mire", dossier spécial de la revue Airparif Actualité (n°30, sept. 2007 - ficher pdf)
- Enquête du Comité Régie d'Entreprise RATP
12:46 Publié dans Entreprises, Qualité de l'air, Santé, bien-être, Transport | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, transport, santé, qualité de l'air, entreprise
lundi, 24 mars 2008
Passons au "green hosting"!
Green hosting? Mais qu'est-ce donc? Ce terme dont la traduction littérale revient à "Serveur Vert" ou "Serveur écolo" désigne les hébergeurs informatiques qui s'engagent en faveur de l'environnement en réduisant notamment les consommations d'énergie pour l'alimentation de leurs serveurs et leurs centres de calcul (data centers).
En effet, l'omniprésence du numérique dans nos vies nécessite de recourir à des serveurs toujours plus puissants (hébergement de sites, stockage de données, téléphonie IP, fonctionnement de jeux multijoueurs...) qui nécessitent bien évidemment d'être alimentés en électricité. Or justement, la consommation électrique des serveurs a doublé entre 2000 et 2005. Ces milliards de kWh représentent une facture de quelques 5 milliards d'euros dans le monde.
Beaucoup de serveurs n'optimisent pas leurs consommations d'énergie, misant sur un coût d'achat faible pour les produits bas de gamme tandis que leurs consommations pourraient être réduites de 20 à 40 % en ajoutant une alimentation électrique de meilleure qualité pour quelques dizaines d'euros! Heureusement, l'électricité coûtant de plus en plus chère, adopter du matériel plus performant devient de plus en plus attractif.
Des hébergeurs commencent à en prendre conscience. En France, le pionnier du genre est Ikoula, hébergeur engagé dans une politique environnementale ambitieuse:
- Les composants serveurs à faible consommation électrique sont privilégiés, sans surcoût pour les clients.
- Recyclage des déchets informatiques des serveurs avec prise en compte du retraitement des équipements électriques et électronique dans leurs procédures.
- Achat d'énergie propre à EDF avec, à la clef, 20% de l'énergie consommée issue de sources propres et renouvelables.
- Les serveurs ont été rénovés et intégreront un échange thermique naturel (free-cooling) pour diminuer les besoins en climatisation et donc, la consommation électrique, ains qu'un générateur à pile à hydrogène pour limiter l'émission de polluants
- Enfin, Ikoula prévoit le lancement de solutions d'hébergement innovantes réduisant de 60% les émissions de CO2
Il ne vous reste plus qu'à guetter le petit logo "eco site web" figurant en haut de l'article: il indique un serveur hébergé par Ikoula, comme le site PC Astuces (doté de 7 serveurs). Signalons au passage que ce dernier a conservé un langage de programmation en htm consommant moins de ressources informatiques et électriques que les langages asp ou php (permettant des pages dynamiques qui sont de plus en plus la norme actuelle, notamment avec l'avènement du web 2.0).
Dans un autre genre, Greenest Host, data center américain, a misé sur l'énergie solaire provenant directement de ses bâtiments. Les 200 m² sont entourés par 2 rampes photovoltaïques composées de 120 panneaux. Des batteries stockent le courant produit en journée pour alimente r les serveurs la nuit. Ce système s'accompagne d'une architecture bioclimatique (excellent isolation, ventilation passive intégrée, puits de lumière...). L'investissement a représenté 100 000 $ pour une facture électrique mensuelle nulle (au lieu de 3000 $). Je vous épargnerai le calcul: l'investissement sera rentabilisé en à peine 3 ans... Et Greenest Host prévoit déjà de passer à une toiture végétalisée pour diminuer encore de 50 % les besoins en climatisation.
Il en existe d'autres. Je citerai notamment Aiso (Affordable Internet Services Online) qui héberge les serveurs de plusieurs ONG de défense de l'environnement ou Green ISP, qui mise sur les énergies renouvelables et dont les salariés viennent au bureau en transport en commun. La société va également ouvrir au Portugal le 1er datacenter européen fonctionnant totalement aux énergies renouvelables (comme Greenest Host).
Signalons enfin que HP a récemment développé un logiciel "Thermal Zone Mapping" modélisant les flux thermiques dans les centres de calcul pour adapter la climatisation en conséquence en optimisant le positionnement des systèmes d'air conditionné.
Si votre société ou vous-même êtes à la recherche d'une hébergeur, pourquoi ne pas opter pour ces sociétés? Sachant que personnellement, je vais bientôt avoir besoin d'un hébergeur... mon choix est fait.
Sources:
- "La consommation électrique des datacenters a doublé depuis 2000", Indexel (19 fév. 2007)
- "Comment faire des économies sur la climatisation de sa salle serveur", 01net (30 juil. 2007)
- Charte d'engagement en faveur de l'environnement d'Ikoula
- "L'hébergement web passe au courant vert", Novethic (7 janv. 2008)
16:48 Publié dans Biens d'équipement, Energie, Entreprises | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, ordinateur, énergie, hébergement, entreprises
samedi, 01 mars 2008
Webconférence en entreprise = gros bénéfices!
Organisation d'une webconférence vs. meeting réel:
Vrai meeting
Hypothèse n°1: une entreprise dont la maison mère est basée à Paris, avec une agence à Lyon, Bordeaux et Lille. Souhait des dirigeants de se rencontrer sur Paris.
Hypothèse n°2: un siège d'une multinationale basée à Londres, avec succursales à Paris, New York et Tokyo et sous-traitant à Beijing. Souhait des directeurs marketing de se rencontrer à Beijing.
Cas n°1: nous avons 4 dirigeants dont 3 devront effectuer un AR sur Paris. Par train, tarif normal classe éco:
- Paris-Bordeaux AR = 160 € = 6h de train (plus environ 2h de transports en commun pour accéder aux gares de Bordeaux et Paris)
- Paris-Lille AR = 105 € = 2h de train (plus 2h de transports en commun)
- Paris-Lyon AR = 160 € = 4 h de train (plus environ 2h de transports en commun)
Si le dirigeant bordelais prend un avion, il lui en coûtera 310 € et 2h20 de vol (plus 1h pour l'embarquement et 3h de transports en commun, les aéroports étant plus éloignés que les gares)... en espérant qu'il ne se prenne pas un taxi à l'arrivée! Compter en plus 15 € pour la navette/RER AR d'Orly ou Roissy.
TOTAL des FRAIS: 425 € en train et 18h de transports - 590 € et 16h20 de transports en intégrant un vol. Il faut en plus multiplier les heures par le coût de revient horaire des dirigeants qui perdent une partie de leur temps sans pouvoir travailler (ex. transports en commun), soit près du tiers du temps de déplacement. Pour des dirigeants gagnant 5000 € par mois, cela représente environ 200 € additionnels.
PRIX TOTAL du MEETING REEL (hors temps de réunion): au minimum, 625 € en train, 830 € avec un vol... et beaucoup plus pour des salaires élevés.
Cas n°2: nous avons 4 directeurs qui doivent effectuer un AR sur Beijing... forcément par avion. Soit (classe éco en vol direct):
- Londres-Beijing = entre 650 et 1200 € = 20h d'avion (plus temps d'embarquements de 4h et 3h de transports aux aéroports et coût engendré)
- Paris-Beijing AR = entre 850 et 1400 € = 20h d'avion (plus temps additionnel = idem Londres)
- New-York-Beijing = entre 600 et 1200 € = 27h (plus temps additionnel = idem Londres)
- Tokyo-Beijing = entre 700 et 1200 € = 8h20 (plus temps additionnel = idem Londres)
TOTAL des FRAIS: environ 4500 € (dont 300 € de transports, taxis...) et 107h20 de transports. Il faut également rajouter au moins 4 nuits d'hôtel et les repas du soir (compter 400 €) et multiplier les heures par le coût de revient horaire des dirigeants qui ne travaillent pas en continu (ex. transports en commun, temps d'embarquement, dîner...), soit plus du tiers de ce temps. Pour des dirigeants gagnant 5000 € par mois, cela représente 1300 € additionnels.
PRIX TOTAL du MEETING REEL (hors temps de réunion): au minimum 6200 €... et beaucoup plus pour des salaires élevés et des tarifs en classe affaire.
Webconférence
Là, c'est simple, quel que soit le cas, c'est... GRATUIT (en dehors d'un peu d'électricité pour les ordinateurs et la connexion)! Il existe des solutions très faciles à mettre en place:
- Skype, qui offre un mode visioconférence (voix + caméra) gratuit avec, je crois, 5 personnes maximum (payant au delà à un tarif dérisoire), permettant de se connecter du monde entier. J'ai déjà testé en simultané avec une personne à San Francisco, une à Paris et l'autre à New Delhi, la transmission était impeccable.
- Flashmeeting (interface en anglais), gratuit , qui offre a priori la possibilité de participer, même avec une connexion à bas débit
- Showtime de Powwow Now, gratuit, qui permet de partager des slide-show (power point et pdf)
Il existe également une panoplie de solutions payantes (gain sur la qualité de connexion, sécurisation des échanges...) restant toutefois très avantageuses (prix à l'appel ou abonnement - compter moins de 150 € par mois) incluant la téléconférence (il faut passer par un téléphone). Je vous invite à lire le comparatif du Journal du Net dont je citerais notamment en France WebEx et Genesys, qui offrent des solutions très performantes. J'ajouterais également Nuba (d'une simplicité extrême: chacun appel un même numéro et fournit un code pour accéder à la conférence) et ooVoo qui offre une interface video qui me semble très prometteuse et des offres gratuites vers les USA et Canada.
Vous avez compris, pas besoin de devoir se rendre à l'autre bout du monde pour rendre la webconférence (et téléconférence) avantageuse sur tous les plans: gain pour l'environnement, économies substancielles et gain de temps formidable. Les retours d'expérience sont bienvenus en commentaires!
14:18 Publié dans Entreprises, Gouvernance, Transport | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, entreprise, consommation, énergie
jeudi, 31 janvier 2008
Quand Sony se lâche... [MàJ le 1/02/08]

Mais qu'est ce donc? Rendez-vous demain après-midi pour avoir la réponse...
[MàJ le 1/02/08]
La prochaine fois, il faudra que je pense à mal nommer la photo... y'a eu triche!!! :-)
Il s'agissait en effet d'un appareil photo numérique fonctionnant grâce à l'énergie humaine, un prototype signé Sony et répondant au doux nom de ODO Twirl N' Take.
Adieu batterie, pile et chargeur, il suffit de faire tourner la roulette pour recharger l'appareil (principe de la dynamo). Celle-ci est recouverte d'une gomme pour accrocher une surface et la faire rouler aisément, 15 tours permettant une prise de vue. L'appareil n'a pas d'écran (trop énergivore), la visée s'effectuant à travers la roue. Quant au capteur et au bouton de déclenchement, ils sont placés sur le manche de l'appareil.
Si Sony ne fournit aucune donnée sur les capacités de l'appareil et la résolution du capteur, il n'en demeure pas moins que ce prototype est prometteur. En effet, cette simplicité apparente cache bien des avantages: plus de consommation d'énergie durant toute la durée d'usage de l'appareil (hormis lors de son branchement sur un ordinateur pour visionner les photos) et finis les risques de tomber en rade de batterie en plein milieu de vos vacances loin de toute prise électrique. On peut même imaginer un concept d'appareil photo junior où les enfants pourront s'en donner à coeur joie tant qu'ils feront tourner la roue (ce qui ne devrait pas trop poser de problème). Et cela évitera bien des "Mamaaaaan, ça marche plus... [Maman] Va voir papa... [Papa] C'est ta maman qui a rangé le chargeur... OUIiiiiin".
Des manivelles pour engendrer de l'énergie, c'est une blague?
Non. Qu'il s'agisse d'une manivelle, d'un bouton à tourner ou d'une tirette évitant le recours aux batteries, c'est une solution particulièrement écologique de plus en plus employée: chargeur de téléphone portable, lampe de poche, radio... J'ai moi-même une grosse lampe à LEDs qui se recharge grâce à une manivelle, elle offre de loin le meilleur éclairage qui soit, sans jamais à se soucier de la faiblesse des piles. Que vous ayez une cave mal éclairée, une panne de courant dans la maison ou tout simplement un pneu crevé en pleine nuit, vous auriez tord de vous en priver et ces lampes sont très abordables (compter entre 20 et 30 euros), compte tenu de leur durée de vie.
Evidemment, ce système de dynamo ne produit pas des quantités énormes d'énergie, mais le progrès fait aussi en sorte de créer des technologies qui nécessitent moins d'énergie pour la même fonction (ex. lampe à basse consommation contre lampe à incandescence), rendant le principe de dynamo de plus en plus intéressant dans une quantité d'applications.
Au passage, pour la petite histoire, les montres fonctionnant grâce au mouvement et se passant de piles bouton (au mercure, donc très toxiques) existent depuis des décennies. Elles fonctionnent à merveille (mon père a d'ailleurs eu une casio pendant 20 ans - zéro pile!). Or, combien de gens aujourd'hui ont une montre à mouvement sans pile? Preuve que parfois, il s'agit juste de mauvaise volonté...
Sources:
- Site officiel japonais de Sony
- "L'appareil photo numérique écologique de Sony n'a pas de batterie", PC Astuces (14 décembre 2007)
20:05 Publié dans Activités de loisir, Energie, Entreprises, Particuliers | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, énergie, entreprise, consommation
mardi, 15 janvier 2008
Papercalculator: Un simulateur pour gérer ses consommations de papier
Ce blog a déjà décrit les éléments à intégrer pour entreprendre une démarche éco-responsable des entreprises pour le papier (lire l'article consacré). Mais pour vous simplifier la tâche, l'Environmental Defense Fund", fonds américain pour la défense de l'environnement vient de lancer un "calculateur de papier" ou paper calculator permettant de réaliser une analyse de cycle de vie des papiers utilisés (*).
Certes, l'outil est en anglais mais reste sans équivalent en français et un petit dico devrait permettre de l'exploiter pleinement. Grâce à lui, toutes les grandes structures amenées à consommer de larges quantités de papier vont pouvoir facilement mesurer les impacts environnementaux des différents types de papier utilisés et effectuer des comparaisons avec d'autres types disponibles.
Vous sélectionnez votre papier parmi une liste (13 choix, du papier blanchi au papier glacé), les quantités consommées par an (pensez à sélectionner l'unité "metric tons") et le taux contenu de papier recyclé. Voilà pour la base. Mais vous pouvez également fournir plus de détails (cliquez sur "edit advanced paper details"): types et sources de la pâte, technique de blanchiment, origine du papier recyclé... si toutefois ces données vous sont accessibles.
Les résultats s'affichent ensuite sous la forme d'un rapport téléchargeable (format excel ou pdf) où l'utilisateur peut effectuer des comparaisons avec les autres types de papier pour répondre au mieux à ses besoins tout en diminuant les impacts environnementaux.
Vous obtiendrez même le nombre d'arbres que votre consommation représente, l'énergie utilisée (en équivalent consommation de ménage par an), le CO2 émis ainsi que les quantités d'eaux usées et de déchets produits. Vous n'aurez plus d'excuse pour gâcher du papier!
Il ne reste plus qu'à trouver une âme charitable pour traduire le calculateur...
Site officiel: www.papercalculator.org
(*) L'analyse du cycle de vie (ACV ou LCA en anglais) est une méthode d'évaluation environnementale qui permet de quantifier les impacts d'un produit (qu'il s'agisse d'un bien, d'un service voire d'un procédé) sur l'ensemble de son cycle de vie, depuis l'extraction des matières premières qui le composent jusqu'à son élimination en fin de vie, en passant par les phases de distribution et d'utilisation (source: Ademe).
Pour aller plus loin:
Lire l'article du blog "Démarche éco-responsable des entreprises pour le papier" (mars 2006)
23:40 Publié dans Déchets, Energie, Entreprises, Gouvernance, Papier | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, papier, recyclage, déchets, gouvernance, entreprise
jeudi, 29 novembre 2007
Des écogestes en podcast

Une fois n'est pas coutume, plutôt qu'un article à lire, je vous propose des petits clips audio à écouter. En effet, le collectif Energ'éthique vient de créer un site, "Mes écogestes", qui rassemblent une série de 50 éco-gestes, en format audio. Ils sont répartis en 5 thématiques : Eau, Energie, Transports, Déchets et Eco consommation.
Ils peuvent être écoutés en ligne, mais le collectif les mettent à disposition gratuitement aux webradios et radios associatives sur simple demande.
Pour info, Energ'éthique est un collectif départemental de la Vienne pour le développement des énergies renouvelables et l’économie d’énergie.
Sites officiels: www.mes-ecogestes.org et www.energethique.org
14:30 Publié dans Education citoyenne, Enseignants, Entreprises, Gouvernance, Particuliers, Santé, bien-être | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, blog, éducation environnementale, écogestes, écocitoyenneté
mercredi, 21 novembre 2007
Des cosmétiques toxiques pour votre corps
Vous avez peut-être récemment entendu parler des traces de plomb retrouvées dans des rouges à lèvres de grandes marques comme l'Oréal ou Christian Dior (lire l'article de Métro du 15 oct. 2007). L'information avait été révélée par "The Campaign for safe cosmetics", un collectif américain de défense des consommateurs avec, en ligne de mire, la notation de 0 (bon) à 10 (médiocre) de la toxicité de l'ensemble des cosmétiques.
Tout l'intérêt réside dans le fait que ces notations sont disponibles en ligne, leur base de données comportant des dizaines de milliers de produits. La recherche peut se faire par produit, par ingrédient ou même par marque. Bien qu'il s'agisse de cosmétiques disponibles sur le marché américain, beaucoup se retrouvent en Europe. Et même si votre marque n'est pas dans la base, vous pouvez vous-même estimer la dangerosité du produit dont vous aspergez votre corps grâce à la recherche par ingrédient. Cliquez sur le logo pour accéder au site:
Bien que le site soit en anglais, la toxicité est décrite suivant un ensemble de mots clés facilement compréhensibles (risque de cancer, troubles de la reproduction, perturbation endocrinienne...).
Signalons enfin que le collectif a rédigé une charte où les sociétés signataires s'engagent à ne plus utiliser de produits chimiques dont les effets nocifs ont été avérés (produits cancérigènes, mutagènes ou susceptibles de provoquer des malformations à la naissance). Les noms des signataires sont régulièrement mis à jour (accès direct). A noter... Estee Lauder, L'Oreal, Revlon, Proctor & Gamble et Unilever ont refusé de la signer à ce jour.
Cette démarche est assez semblable à la campagne Vigitox initiée par Greenpeace (lire l'article du blog "Enduisez-vous de produits toxiques... c'est pour votre bien-être!"). Hormis le fait qu'elle note non seulement les cosmétiques, mais aussi les lessives, les jouets, les peintures... la différence réside avant tout dans les critères retenus. Tandis que The Campaign for safe cosmetics met l'accent sur les ingrédients, suivant une notation sur dix niveaux, Greenpeace n'a qu'une notation sur 3 niveaux, incluant dans ses paramètres le refus éventuel d'une marque à communiquer.
Certes, toxicité et silence font souvent bon ménage, mais cette confusion rend les résultats de Greenpeace nettement moins transparents. Enfin, la base n'est pas suffisamment mis à jour et l'absence de certaines gammes de cosmétiques font cruellement défaut (ex. soins des cheveux où pratiquement aucun gel, spray ou fixateur ne sont listés...). Reste que c'est un bon moyen de vérifier que certains produits ont des résultats médiocres quel que soit le système de notation... comme l'Oréal (et non, ce n'est pas de l'acharnement).
23:34 Publié dans Entreprises, Particuliers, Produits chimiques, Santé, bien-être | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : environnement, bien-être, santé, produits chimiques, cosmétiques
lundi, 19 novembre 2007
Nouvel "univers" dédié à l'environnement sur Netvibes
RETROUVEZ TOUTES LES INFOS ENVIRONNEMENT SUR UNE SEULE PAGE!
Plutôt que de surfer sur des dizaines de sites pour me tenir informée, j'utilise le portail personnalisable Netvibes me permettant d'aggréger des flux d'information* de diverses sources sur une seule page. Or, Netvibes a créé en août 2007 la possibilité de construire des "Univers". Concrètement, il s'agit d'une interface totalement personnalisable et accessible publiquement.
Or, quoi de plus naturel que de construire un univers dédié à l'environnement? C'est chose faite... et je suis heureuse de vous annoncer la naissance de l'Univers "News Environnement" depuis quelques minutes. Cliquez sur l'image ou ici:
Concrètement, les utilisateurs de Netvibes pourront s'abonner à cet univers (clic en haut à droite de la page); ils pourront alors consulter directement ce dernier de leur interface perso et/ou glisser les modules de l'univers sur leur page. Les autres pourront tout simplement sauvegarder l'univers "News Environnement" en favori et consulter les dernières actualités en matière d'environnement et de développement durable aussi souvent qu'ils le souhaitent.
Vous y trouverez:
- 2 onglets présentant l'actualité environnementale: sources provenant, entre autres, du Monde, de Médiaterre, Futura Sciences, Actu-Environnement...
- 1 onglet alimenté par les blogs spécialisés: heu... le blog "Un geste par Jour pour l'Environnement" que vous êtes en train de lire en fait partie, mais il y a également Quotidien Durable, Le grand ménage de Raffa, Natura Vox, Econo-écolo...
- 1 onglet permettant de suivre le travail des ONG et des associations: WWF, Greenpeance, l'Alliance... ainsi que les liens vers les principales ONG et asso qui n'ont pas de flux RSS pour les retrouver facilement
- 1 onglet "autres" avec des flux de sources diverses pour un tour d'horizon complet de l'actu environnementale: sources provenant de Novethic, Humaterra, Consoglobe...
- 1 onglet "Institutions" pour retrouver essentiellement les sites des instances et agences gouvernementales (la plupart n'ont pas de flux RSS): Ademe, IFEN, MEDAD (notre Ministère de l'Ecologie), mais également les institutions internationales (IUCN, PNUE...).
- 1 onglet "liens" pour vous donner quelques bonnes adresses.
Vos suggestions / critiques / commentaires sont les bienvenus pour me permettre de faire évoluer l'outil.
N'hésitez pas à diffuser l'adresse de l'Univers:
www.netvibes.com/newsenvironnement
* Ces flux sont disponibles sur les sites ressources sous la forme de ce qu'on appelle un "flux RSS" (ou Atom), du nom de la programmation permettant de mettre les articles sous une forme simplifiée: le contenu auquel vous accédez dans l'univers de Netvibes.
16:40 Publié dans Education citoyenne, Enseignants, Entreprises, Gouvernance, Particuliers | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, blog, netvibes, RSS
lundi, 05 novembre 2007
Téléphones mobiles: les précautions à prendre
De plus en plus de téléphones mobiles circulent, certains allant jusqu'à transporter 2 ou 3 portables en même temps! Or, Les mobiles émettent des ondes radio pouvant potentiellement nuire à votre santé. Dans ce cadre, les fabricants ont l'obligation d'afficher la puissance des ondes radio du téléphone absorbée par le corps humain, autrement appelée le Débit d’Absorption Spécifique (DAS). Exprimé en watts par kilogramme (W/kg), la réglementation française et européenne ont fixé une valeur limite de 2 W/kg (en dessous, la débit est considéré sans danger pour l’homme).
Cependant, le DAS ne suffit pas. Certaines franges de la population sont plus sensibles que d'autres aux rayonnements. Le CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements ElectroMagnétiques) a listé 12 conseils à suivre. Je me permets de les retranscrire ici (retrouvez les en document .pdf directement sur leur site):
****************************************************************
1. Pas de téléphone mobile pour les moins de 15 ans. La croissance de leur organisme en développement les rend particulièrement vulnérables à tous les rayonnements électromagnétiques, ceux des mobiles inclus. Et plus l'exposition est précoce, plus les doses de rayonnement accumulées sont importantes. L'accès à un téléphone mobile doit être exceptionnel, en cas d'urgence par exemple.
2. Il est officiellement recommandé de ne jamais approcher un téléphone mobile en fonctionnement du ventre d’une femme enceinte (l’eau du placenta et les cellules de l'embryon sont très sensibles à l'énergie dégagée par le portable) ou à moins de 20 cm de tout implant métallique, cardiaque ou autre, afin de limiter le risque d’interférence électromagnétique.
3. Choisir et utiliser un téléphone mobile dont la valeur de DAS est la plus basse
4. Ne pas porter son téléphone à hauteur ou contre son coeur, l'aisselle ou la hanche, près des parties génitales. Tenir l'antenne du téléphone le plus éloigné possible de soi. Même lors de l'envoi d'un SMS.
5. Toujours utiliser le kit piéton livré avec votre téléphone afin d’éloigner l'appareil de votre oreille (et de votre cerveau) le temps de la conversation. Préférer toujours l'oreillette « filaire » à tout autre gadget sans fil.
6. Limiter le nombre et la durée de vos appels. Pas plus de 5 ou 6 appels par jour par exemple, ni plus de 2 ou 3 minutes pour chacun. Respecter un temps moyen de 1h30 entre chaque appel.
7. Ne téléphoner que dans des conditions de réception maximum : dès que votre écran affiche les "4 barrettes" de réseau, pas moins. Pour chaque barre manquante, le rayonnement émis par le portable pour se connecter est multiplié par 2.
8. Ne pas téléphoner en vous déplaçant, ni en train, ni en voiture, ni en bus, ni à pied, ni à cheval, ni en vélo, ni en bateau, ni en patinette, ni en roller, etc.
9. Ne pas téléphoner en voiture, même à l'arrêt, ou dans tout autre infrastructure métallique. Un effet dit de "cage de Faraday" emprisonne et répercute les ondes émises par le portable, le rayonnement subi est alors maximum au centre de la "cage". Dans une voiture, cela se situe à la hauteur de votre tête.
10. Eloigner le mobile de vous et le maintenir à la verticale le temps de joindre votre correspondant et tant que la première sonnerie n'a pas retenti. Souvent un bip ou un signal visuel vous indique que vous êtes en connexion avec le numéro appelé.
11. Ne pas oublier : en public, vos voisins subissent le rayonnement émis par votre téléphone. S'éloigner permet d’éviter leur exposition passive.
12. La nuit, ne jamais conserver un téléphone mobile allumé ou en recharge à moins de 50 cm de votre tête. Toujours l'éteindre pour limiter son rayonnement et celui de l'antenne relais avec laquelle il communique (riverains exposés 24h/24).
*******************************************************************
Trouver le DAS de votre téléphone n'est pas toujours facile, certaines sites comme la FNAC ne les indiquent pas en ligne. Voici donc deux sites anglais bien à jour répertoriant les DAS (=SAR en anglais) des téléphones mobiles des principaux constructeurs:
ATTENTION! Les smart phones et autres téléphones 3G ont souvents des DAS élevés... la technologie a un prix sur votre santé. Ainsi, le Blackberry 8800 a un DAS de 1,16 - plutôt élevé dans un contexte où la plupart des téléphones sont en dessous de 0,8 W/kg!
Sachez enfin qu'il est aujourd'hui possible d'embarquer 2 cartes SIM sur un seul portable, évitant la multiplication de téléphones: système à double carte SIM s'insérant sur n'importe quel portable ou téléphone pouvant accueillir 2 cartes SIM standard.
Lire également:
- L'article du blog "Téléphone mobile et santé"
22:30 Publié dans Activités de loisir, Enseignants, Entreprises, Gouvernance, Particuliers, Santé, bien-être | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, portable, mobile, rayonnement, santé



























