samedi, 10 mai 2008
Economisez du carburant grâce à l'Ecoconduite
L'ECOCONDUITE, QUELS AVANTAGES?
(Pour diffuser "Ecolocool", voir en bas de l'article)
Le transport étant le 1er responsable des émissions de gaz à effet de serre, plus vous évitez de recourir à la voiture et moins vous contribuez au réchauffement climatique.
Mais quand la voiture est vraiment nécessaire (livraison, médecin, chauffeur de taxi, déménagements... ) et pour ceux qui n'arrivent pas encore à se passer de voiture adoptez l'écoconduite (ecodriving en anglais et écoflotte en québéquois) pour réduire la consommation de carburant (donc, des émissions de gaz à effet de serre).
C'est un mode de conduite plus souple, plus calme et sans à-coup, qui permet d'économiser 5 à 40% sur ses consommations.
Concrètement, l'écoconduite, c'est...:
- Une conduite fluide, sans accélération ou frein brusque (inutile d'accélérer à 50m d'un feu orange...), surtout en ville. Prenez l'habitude d'anticiper! Une conduite agressive entraîne jusqu’à 40 % de consommation en plus !
- Choisir un régime moteur adapté à sa vitesse (économie allant jusqu’à 20 % de carburant).
- Modérer sa vitesse (zigzaguer pour grapiller 50m et quelques secondes ne vous avancera à rien...).
- Prendre l'habitude d'arrêter le moteur en cas d'arrêt prolongé (stationnement, file d’attente, achat de la baguette, discussion avec la voisine...).
- Surveiller la pression des pneus, tous les 2 mois, notamment avant les vacances et en cas de brusques changements de température (+6-7% de carburant consommé avec 1 bar de moins).
- Limiter la climatisation qui pompe le carburant (+5 à 15%, sans compter les effets nocifs des fuites de fluide frigorigène, puissant gaz à effet de serre). Stationnez à l'ombre autant que possible, aérez quelques minutes quand vous entrez dans le véhicule avant de mettre la clim, fermez les fenêtres dès la mise en marche, ne pas dépasser 4 à 5 °C de différence entre l'extérieur et l'intérieur, recyclez l'air frais de l'habitacle par temps très chaud et faites fonctionner la clim quelques minutes de temps en temps dans l'année pour maintenir les joints en état.
- Favoriser les déplacements à plusieurs: plus vous voyagez nombreux, plus vous diminuez la pollution par personne transportée. N'hésitez donc pas à recourir au covoiturage (listes de liens sur internet).
- Eviter de circuler aux heures de pointe autant que possible. En privilégiant des déplacements lorsque le trafic est plus fluide, vous dépenserez moins d'énergie.
- Retirer les galleries et porte-vélo/ski quand ils ne sont pas nécessaires: ils diminuent l'aérodynamisme du véhicule et entrainent des surconsommations (+10 à 20%)
(source: ADEME)

APPRENTISSAGE A L'ECOCONDUITE - Suivi européen
Quand ce blog a parlé de l'écoconduite la 1ère fois en oct. 2006 (*), la France brillait par son retard dans la promotion de l'écoconduite... Un an et demi plus tard, nous en restons aux balbutiements tandis que d'autres pays ont lancé depuis belle lurette des programmes complets d'apprentissage à destination des conducteurs (routiers compris). Les stages peuvent être offerts par des entreprises, soucieuses de faire des économies tout en faisant du bien à l'environnement. On trouve, entre autres:
- Heavy ecodriving Finland (logo Ecodriving ci-contre)
- Le programme Canadien Ecoflotte (Office de l'Efficacité Energétique)
- Le projet Européen Ecodrive, une campagne en faveur de l'écoconduite, financée par la Commission Européenne
Pour tous ceux qui voudraient en savoir plus sur l'écoconduite, regardez les vidéos suivantes (tirées d'écoflotte):
"Le bon sens au volant - Une nouvelle perspective" (ADSL obligatoire, les vidéos sont longues à télécharger. Un conseil, mettez la vidéo sur "pause" et patientez 5mn qu'elle se charge, cela vous évitera les coupures ensuite quand vous presserez "play")
Vous y trouverez:
Module 1 – La conduite éconergétique et son importance
Module 2 – La conduite et l’économie de carburant
Module 3 – L’importance de l’entretien
Module 4 – Opter pour le véhicule répondant à ses besoins quotidiens et à ceux de l’environnement
Module 5 – Les avantages de la conduite éconergétique
Lisez le document très complet sur "La conduite économique - le style de conduite intelligente", édité par le projet européen TREATISE (cofinancé par la Commission Européenne) sur la promotion de transports plus propres. Je vous invite également à lire l'article du blog "Camions propres".
DIFFUSEZ LE LOGO ECOLOCOOL!
Le logo a été créé par Olivier de AndrosProd, lecteur de ce blog: "J'ai découvert l'écoconduite à la fin de l'année 2007 en regardant mon JT préféré (...). Mon penchant "vert" m'a rapidement fait adopter ce mode de conduite. Habitant en milieu urbain dense (en région parisienne) j'ai vite compris que les "autres" automobilistes, ceux qui ne pratiquent pas l'écoconduite, ont parfois des réactions étranges : klaxon, dépassement en ville, ronflement de moteur, énervement... Faisant mien le crédo "il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis" et supposant que tout le monde ne connait pas encore l'écoconduite, j'ai cru bon de devoir informer. A l'image de "Attention bébé à bord" ou "Tu me colles trop si tu réussis à lire ce message...", j'ai donc eu une idée d'autocollant à coller sur ma vitre arrière... En faisant le tour du web j'ai trouvé qu'il manquait un logo à l'écoconduite, dont le nom me semblait un peu "lourd"... j'ai donc créé "Ecolocool" et son logo... en esperant voir prochainement ce logo sur vos voitures !"
Vous pourrez voir sur le site AndrosProd l'évolution du logo et prochainement commander des autocollants Ecolocool.
Pour afficher ce logo sur votre site et renvoyer à cette présentation de l'écoconduite, placez votre souris sur le code ci-dessous et faites 'copier'. Insérez ensuite le code sur votre site:
(*) Cet article est une mise à jour de l'article consacré à l'écoconduite paru initialement le 20 octobre 2006
19:18 Publié dans Education citoyenne, Energie, Entreprises, Gouvernance, Initiatives, Particuliers, Santé, bien-être, Transport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, transports, énergie, éducation environnementale, ecoconduite
vendredi, 04 avril 2008
Record de pollution de l'air dans les stations de la RATP

Aimer la ville, c'est bien... mais aimer voir ses usagers et ses employés en bonne santé, ce serait mieux...
Si le problème était déjà connu(*), il a fallu attendre le cri d'alarme d'Ecologie sans frontière (ESF) suivi d'un reportage de Canal+ diffusé le 26 juin 2007 pour dénoncer des taux de microparticules très élevés à l'intérieur des stations de la RATP. En réaction, la régie a alors présenté pour la première fois en juin les données collectées sur la qualité de l'air de son réseau souterrain.
En novembre, la RATP s'est alors engagée à publier dès janvier 2008 sur son site Internet les résultats des mesures établies à partir de son réseau de stations fixes. C'est chose faite... à condition d'éplucher son site et de se contenter du minimum: 3 stations de mesures en continu à Châtelet (ligne 4), Franklin D. Roosevelt (ligne 1) et Auber (ligne A): un peu faible au regard des quelques 300 stations que compte le réseau, avec des données brutes placardées sans explication! Cliquez sur www.ratp.fr/corpo/air/mesures.shtml pour y accéder.
Pour mieux comprendre ces mesures, je vous propose un petit rappel des faits. Notez pour les non-franciliens que ces problèmes de pollution sont susceptibles de toucher tout réseau de transport souterrain...
Quelles sont les sources de pollution?
La pollution incriminée est le taux de microparticules, constituées essentiellement de poussières d'hydrocarbures aromatiques, du toluène, du fluoranthène, des particules de plomb, nickel, cadmium, arsenic, chrome, fer et manganèse dont le diamètre est inférieur à 10µm. Le taux de dioxyde d'azote est, lui, similaire à celui de la surface et le taux d'ozone est quasi nul. Elles sont générées avant tout par le freinage mécanique des rames en station et par le meulage des rails (pour éviter les crissements). À chaque passage, les trains soulèvent donc ces microparticules et les remettent en suspension, exposant ainsi les usagers et les employés.
Bien que présentes également en surface, ces particules sont présentes en quantités bien plus importantes en souterrain. Si la RATP annonce des taux de l'ordre de 300 µg/m3 (microgramme/m3) avec des pic de 500 µg/m3 dans le métro et 800 µg/m3 dans le RER sur 2h, le documentaire de Canal + indique des taux atteignant 1200 µg/m3 d’air à Châtelet-les Halles et 2400µg/m3 à Gare de Lyon entre 17 et 19 h!
Explication de la RATP: les ventilateurs étaient certainement en panne ce jour-là... Ah oui? Et combien de fois par an sont-ils en panne??? Ces mesures sont 24 à 48 fois plus que la norme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixant un seuil d’exposition tolérable à 50 µg/m3 d’air de PM10 en moyenne sur 24 h pas plus de 3 jours par an, à l'extérieur!!!
A l'extérieur... Voilà bien le coeur du problème car il n'existe aucun norme en France ou dans l'Union Européenne - qui devrait cependant bientôt fixer des sueils pour la pollution en intérieur (pour l'extérieur, c'est déjà fait avec un maximum de 50µg/m3, comme l'OMS).
Quels effets sur la santé ?
Si la RATP cherche à rassurer (le seuil maximum de 347 µg/m3 préconisé par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) est soi-disant respectée), il s'agit avant de moyennes - loin des mesures faites par les journalistes de Canal+ en période de pointe, notamment dans le RER. De surcroît, cette valeur de 300 µg est à respecter par rapport à un voyage de 2 heures dans le métro, la RATP précisant que la durée moyenne serait plutôt de 50mn. Fort bien pour les usagers, mais quid des employés et des commerçants?
Or, une étude menée par l’équipe du professeur Michel Aubier, chef du service pneumologie à l’hôpital Bichat pendant 2 ans conclut que des phénomènes inflammatoires apparaissent sur des poumons de souris et des cellules humaines in vitro plongés dans des échantillons d’air du métro et du RER. Si le professeur refuse de se prononcer sur les effets possibles pour les usagers et les employés, nous avons tous en mémoire le scandale de l'amiante, où des années de tergiversations ont considérablement entravé la mise en place de mesures préventives, avec les conséquences que nous connaissons maintenant. Rappelons que l'on sait pertinemment que ces microparticules pénétrent profondément dans les poumons (pensez aux effets du tabagisme), ce qui provoquerait chaque année 348 000 décès prématurés en Europe.
La RATP a affirmé qu'elle présentera en 2008 un récapitulatif des expositions des citadins selon les modes de transport... qu'elle cachera dans un obscur recoin de son site?
Comment réduire la pollution ?
Déjà, la mise en place de grilles remplaçant les portes vitrées d’accès aux stations a permis de mieux ventiler les souterrains (bon sang, quels devaient être les taux d'antan?). La RATP met ensuite en avant l'existence de trains aspirateurs passant sur les voies pour récupérer les déchets. Problème: il n'en existe que 3, souvent en panne, qui ne retiennent quasiment pas la poussière.
Une solution palliative consisterait à arroser les rails avant de les limer pour empêcher les particules de s'envoler - ce qui ralentirait le travail des équipes... ce qui ne semble pas faire l'unanimité à la Direction de la RATP qui annonce le développement de ventilateurs et le remplacement du freinage mécanique par un système électrique sur toutes les rames d’ici à... 2020!
Si je n'apprécie pas du tout les méthodes habituelles de grèves de la RATP, dans ce cas de figure, j'encourage vivement les agents ET les commerçants dont les boutiques sont en sous-sol (et dont personne ne parle) à manifester en masse pour défendre leur santé!
(*) Dès 2000, les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du métro et RER s'étaient mobilisés sur le dossier et avaient alerté la direction de la RATP. Le Nouvel Observateur avait d'ailleurs publié un article dès 2003, relayé par Planète-info.
Sources:
- "La pollution de l'air dans le métro est très préoccupante", Planète-Info (26 juin 2007)
- "Polémique sur la pollution de l'air dans le métro parisien", Le Figaro (14 oct. 2007)
- "La RATP rendra désormais public les résultats de qualité de l’air intérieur du réseau francilien", Actu-Environnement (9 nov. 2007)
- "Les particules en ligne de mire", dossier spécial de la revue Airparif Actualité (n°30, sept. 2007 - ficher pdf)
- Enquête du Comité Régie d'Entreprise RATP
12:46 Publié dans Entreprises, Qualité de l'air, Santé, bien-être, Transport | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, transport, santé, qualité de l'air, entreprise
jeudi, 27 mars 2008
Que respirent les franciliens?
En 2007, Airparif a lancé une campagne de mesure de la pollution de l'air commandité par l'Afsset. Dans ce cadre, 150 volontaires en Ile-de-France (37% habitant Paris, 34% en petite couronne et 29% en grande couronne) ont porté des colliers de mesure pendant 12h lors de 2 journées test (*), répartis en 4 groupes selon le mode de transport utilisé (voiture, transport en commun, vélo ou marche, sédentaires). Le bilan complet vient d'être publié, indiquant que les stations du réseau d'Airparif reflètent bien l'exposition individuelle moyenne à la pollution tout au long de la journée.
Comme on peut s'y attendre, les concentrations relevées dépendent largement du mode de transport utilisé, mais également des habitudes quotidiennes (puisque les participants conservaient leur collier à l'intérieur des bâtiments). Voici les principaux résultats:
- Les automobilistes sont les plus exposés au benzène avec une moyenne de 4µg/m3 en février (contre 2,4 µg/m3 pour les piétons et cyclistes). Cependant, l'exposition varie de 1,2 à 13,2 µg selon le temps passé
- Les sédentaires sont les plus exposés au formaldéhyde (qu'on retrouve dans les meubles, des cosmétiques, des produits d'entretien... voir la liste des produits dans lesquels on retrouve ce polluant), notamment en hiver (effet lié à la température et au fait que les pièces sont moins aérées)
- Concernant le dioxyde de carbone, les usagers des transports en commun, les piétons et les cyclistes semblent plus exposés (51µG/m3), mais Airparif nuance ce résultat par le fait que ces usagers sont avant tout parisiens tandis que les longs trajets en voiture sont plus nombreux en banlieue où la pollution est moindre.
Notez que cette remarque pourrait tout autant s'appliquer au benzène... Rappelons que ces mesures reflètent 12h d'activités et non simplement les 1-2h passées dans les transports (mais les volontaires relevaient leur activité toutes les 15 mn). En d'autres termes, selon votre lieu de travail ou d'habitation, vous pouvez également profiter des vapeurs de la rue... Des mesures bien plus fines sont donc nécessaires pour réellement dissocier la part de pollution intrinsèque aux transports du reste des activités quotidiennes - ce qu'Airparif prévoit de faire cette année.
J'espère qu'un échantillon bien plus large de volontaires sera sélectionné car je reste un peu dubitative sur les aspects scientifiques de cette étude. 150 volontaires sur 4 groupes, se sont approximativement 10 personnes par mode de transport et par "région" (Paris, petite et grande couronne)... soit à peine plus de 2 personnes aux 4 points cardinaux. Or, les volontaires ne semblaient pas manquer: j'ai moi-même voulu participer mais n'ai pas été prise car "sur-représentatrice" du groupe transport en commun entre paris et sa banlieue. Or, cette sur-représentativité n'a rien d'anormal puisqu'elle correspond tout simplement à la réalité: il y a bien plus d'usagers du métro/RER/bus que des vélos! Il n'est donc pas inutile de multiplier les volontaires de ces modes de transport sachant que les pollutions peuvent considérablement varier suivant la station, le type de trame (sur pneu ou non)... des paramètres variant plus que pour les cyclistes.
Je suis donc un peu sceptique sur la méthodologie utilisée et j'avoue que ce n'est pas la première fois avec les études menées par Airparif. Mais ce bilan fournit néanmoins des données précieuses sur ce que nous respirons en tant qu'individu dans notre vie quotidienne. Des mesures plus poussées devront permettre d'analyse plus précisément les activités les plus polluantes et orienter l'Afsset sur les axes de travail. Restons donc positifs!
(*) 13 février et 12 juin 2007. Les colliers sont constitués d'échantillonneurs mesurant 3 polluants: le benzène, le dioxyde d'azote (NO2) et le formaldéhyde
Pour aller plus loin:
- Accéder à la synthèse du bilan (pdf - 174 Ko)
- Télécharger le rapport complet (pdf - 1,13 Mo) - Petit conseil: faites un clic droit sur le lien et sélectionner "enregistrer sous"
Rapport final relatif aux résultats des deux campagnes de mesure - Février 2008
12:21 Publié dans Gouvernance, Particuliers, Qualité de l'air, Santé, bien-être, Transport | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : environnement, santé, air, pollution, développement durable
samedi, 01 mars 2008
Webconférence en entreprise = gros bénéfices!
Organisation d'une webconférence vs. meeting réel:
Vrai meeting
Hypothèse n°1: une entreprise dont la maison mère est basée à Paris, avec une agence à Lyon, Bordeaux et Lille. Souhait des dirigeants de se rencontrer sur Paris.
Hypothèse n°2: un siège d'une multinationale basée à Londres, avec succursales à Paris, New York et Tokyo et sous-traitant à Beijing. Souhait des directeurs marketing de se rencontrer à Beijing.
Cas n°1: nous avons 4 dirigeants dont 3 devront effectuer un AR sur Paris. Par train, tarif normal classe éco:
- Paris-Bordeaux AR = 160 € = 6h de train (plus environ 2h de transports en commun pour accéder aux gares de Bordeaux et Paris)
- Paris-Lille AR = 105 € = 2h de train (plus 2h de transports en commun)
- Paris-Lyon AR = 160 € = 4 h de train (plus environ 2h de transports en commun)
Si le dirigeant bordelais prend un avion, il lui en coûtera 310 € et 2h20 de vol (plus 1h pour l'embarquement et 3h de transports en commun, les aéroports étant plus éloignés que les gares)... en espérant qu'il ne se prenne pas un taxi à l'arrivée! Compter en plus 15 € pour la navette/RER AR d'Orly ou Roissy.
TOTAL des FRAIS: 425 € en train et 18h de transports - 590 € et 16h20 de transports en intégrant un vol. Il faut en plus multiplier les heures par le coût de revient horaire des dirigeants qui perdent une partie de leur temps sans pouvoir travailler (ex. transports en commun), soit près du tiers du temps de déplacement. Pour des dirigeants gagnant 5000 € par mois, cela représente environ 200 € additionnels.
PRIX TOTAL du MEETING REEL (hors temps de réunion): au minimum, 625 € en train, 830 € avec un vol... et beaucoup plus pour des salaires élevés.
Cas n°2: nous avons 4 directeurs qui doivent effectuer un AR sur Beijing... forcément par avion. Soit (classe éco en vol direct):
- Londres-Beijing = entre 650 et 1200 € = 20h d'avion (plus temps d'embarquements de 4h et 3h de transports aux aéroports et coût engendré)
- Paris-Beijing AR = entre 850 et 1400 € = 20h d'avion (plus temps additionnel = idem Londres)
- New-York-Beijing = entre 600 et 1200 € = 27h (plus temps additionnel = idem Londres)
- Tokyo-Beijing = entre 700 et 1200 € = 8h20 (plus temps additionnel = idem Londres)
TOTAL des FRAIS: environ 4500 € (dont 300 € de transports, taxis...) et 107h20 de transports. Il faut également rajouter au moins 4 nuits d'hôtel et les repas du soir (compter 400 €) et multiplier les heures par le coût de revient horaire des dirigeants qui ne travaillent pas en continu (ex. transports en commun, temps d'embarquement, dîner...), soit plus du tiers de ce temps. Pour des dirigeants gagnant 5000 € par mois, cela représente 1300 € additionnels.
PRIX TOTAL du MEETING REEL (hors temps de réunion): au minimum 6200 €... et beaucoup plus pour des salaires élevés et des tarifs en classe affaire.
Webconférence
Là, c'est simple, quel que soit le cas, c'est... GRATUIT (en dehors d'un peu d'électricité pour les ordinateurs et la connexion)! Il existe des solutions très faciles à mettre en place:
- Skype, qui offre un mode visioconférence (voix + caméra) gratuit avec, je crois, 5 personnes maximum (payant au delà à un tarif dérisoire), permettant de se connecter du monde entier. J'ai déjà testé en simultané avec une personne à San Francisco, une à Paris et l'autre à New Delhi, la transmission était impeccable.
- Flashmeeting (interface en anglais), gratuit , qui offre a priori la possibilité de participer, même avec une connexion à bas débit
- Showtime de Powwow Now, gratuit, qui permet de partager des slide-show (power point et pdf)
Il existe également une panoplie de solutions payantes (gain sur la qualité de connexion, sécurisation des échanges...) restant toutefois très avantageuses (prix à l'appel ou abonnement - compter moins de 150 € par mois) incluant la téléconférence (il faut passer par un téléphone). Je vous invite à lire le comparatif du Journal du Net dont je citerais notamment en France WebEx et Genesys, qui offrent des solutions très performantes. J'ajouterais également Nuba (d'une simplicité extrême: chacun appel un même numéro et fournit un code pour accéder à la conférence) et ooVoo qui offre une interface video qui me semble très prometteuse et des offres gratuites vers les USA et Canada.
Vous avez compris, pas besoin de devoir se rendre à l'autre bout du monde pour rendre la webconférence (et téléconférence) avantageuse sur tous les plans: gain pour l'environnement, économies substancielles et gain de temps formidable. Les retours d'expérience sont bienvenus en commentaires!
14:18 Publié dans Entreprises, Gouvernance, Transport | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, entreprise, consommation, énergie
lundi, 29 octobre 2007
La chaise électrique du futur...

Vous êtes-vous déjà assis dans une chaise électrique? Moi non... mais je testerais volontiers le concept i-Real de Toyota, dévoilé au salon automobile de Tokyo qui a lieu en ce moment même. Si son design est... dirons nous... spécial, il n'en demeure pas moins un concept non anodin de ce que pourra être notre mobilité et nos déplacements futurs: des véhicules à l'emprise spatiale réduite, fonctionnant à l'électricité avec une consommation minime tout en garantissant une vitesse suffisante pour couvrir des distances plus grandes (gardons à l'esprit que tout le monde ne peut pas faire du vélo).
Evolution du i-Swing, présenté en 2005, ce concept de mobilité personnelle sous sa plus simple expression est donc une réponse à étudier. Doté de deux roues à l'avant et une à l'arrière, ce fauteuil high tech peut aisément se faufiler. A vitesse plus élevée, la roue arrière s'étend pour accroître sa stabilité et le véhicule peut se pencher. Reste la question de la sécurité: peu d'indications sont fournies, hormis une protection renforcée du conducteur et un dispositif "son et lumière" pour les passants. J'imagine déjà quelques centaines de i-Real place de l'Etoile...
A défaut de pouvoir vous asseoir, vous opterez peut-être pour le MotorBoard 2000 XR de Roth Motors... Sous ce nom barbare se cache une superbe trottinette électrique qui, elle, est une réalité (à $ 800 tout de même...). Ses 7,5 kg vous propulseront à 24 km/h sur 7 à 10 km grâce à sa batterie lithium-ion nouvelle génération (plus légère, meilleure rendement)... et jusqu'à 30 km pour la version haut de gamme. Avec un temps de rechargement de 90 mn, ce micro scooter est un sérieux challenger, que je trouve nettement plus attractif que le Segway (même si je reconnais que je ne les ai jamais essayés... je trouve leurs prix de location scandaleux). A priori, il n'est encore disponible qu'en import, mais je ne demande qu'à l'essayer!!!
Sources:
- Technologies that help dreams come true, site officiel de Toyota
- Site de Roth Motors
18:45 Publié dans Activités de loisir, Energie, Transport | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, transports, véhicules électriques, trottinette
vendredi, 07 septembre 2007
Calculez le coût de vos déplacements (et les économies réalisables...)
L'Ademe vient de créer une "calculette éco-déplacements" à l'occasion de la semaine de la mobilité ("Bougez autrement" du 16 au 22 septembre 2007). Ce test en ligne permet de comparer les coûts à la fois énergétiques (émissions de CO2) et financiers de vos déplacements suivant les différents modes de transports utilisés: bus, train, métro, voiture, covoiturage, tram, marche, vélo et 2 roues motorisés.
Vous obtiendrez alors les dépenses / budget annuels, les émissions de gaz à effet de serre et les consommations de carburant (énergie); vous pourrez ensuite comparer ces chiffres suivant les modes de transports utilisés.
Accédez à la calculette: www2.ademe.fr/calculette-eco-deplacements
Je vous invite à (re)lire également l'article du blog consacré à l'écoconduite, une conduite plus souple permettant d'économiser jusqu'à 40% de carburant!
16:36 Publié dans Energie, Entreprises, Gouvernance, Particuliers, Transport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, développement durable, entreprise, transports, déplacements, mobilité, énergie
mardi, 29 mai 2007
Les vols de nuit plus nocifs pour le climat que ceux de jour
Au Royaume Uni, les vols de nuit (entre 18h et 6h du matin) ne représentent que 25% du trafic aérien total, mais ils contribuent de façon significative à l'effet de serre en étant à l’origine de 60 à 80% du forçage radiatif (*) dues aux traînées de condensation ! Autrement dit, les vols de nuit, représentant 1/4 des vols provoquent 3/4 des impacts aériens sur le climat. Ce constat est le résultat d'une étude menée par Nicola STUBER, météorologue à l'Université de Reading (Royaume Uni) et publiée en juin 2006.
Pour rappel, l'avion est 19 fois plus polluant que le train et les experts prévoient un doublement du trafic aérien d'ici 2020. Il triplera d'ici 2030 et... quadruplera en 2050. En d'autres termes, si l'avion est actuellement responsable d'environ 4-5% des émissions de gaz à effet de serre, ces chiffres vont augmenter considérablement dans les années à venir.
Cependant, tout dépendra de la programmation des vols. En effet, un avion engendre une trainée blanche résultant des gaz d'échappements très chauds contenant notamment de la vapeur d'eau et des impuretés se condensant au contact de l'air froid. Or, le jour, ces trainées bloquent une partie de la lumière du soleil, refroidissant les températures. Mais la nuit, ces mêmes trainées piègent les rayons infrarouges renvoyés par la Terre, un "mini" effet de serre participant au réchauffement climatique.
D'ailleurs, les scientifiques ont observé que sur une période de simplement trois mois, les vols entre décembre et février (22 % du trafic) représentent la moitié du réchauffement annuel induit par ce phénomène.
Conclusion, l'équipe recommande de revoir totalement la programmation des vols pour limiter l'impact des avions sur le réchauffement climatique. Quant à nous, voyageurs, limitons le recourt à l'avion en lui préférant le train pour les petites distances (les phases d'atterrisage et de décollage sont les plus polluantes: en kilométrage, un vol court est donc plus polluant qu'un vol long). Et dorénavant, favorisons les vols de jour. Enfin, n'oublions pas qu'à défaut, il est possible de compenser ses émissions de carbone (rubrique "testez vous" - bilan carbone dans la colonne de droite).
(*) Forçage radiatif: changement dans l'équilibre entre le rayonnement solaire incident et le rayonnement infrarouge émis par la Terre. En l'absence de forçage radiatif, le rayonnement solaire arrivant sur la Terre continuerait d'être à peu près égal au rayonnement infrarouge provenant de la Terre. Un apport en gaz à effet de serre entraîne le piégeage d'une fraction plus importante de rayonnement infrarouge, laquelle est réfléchie vers la surface de la Terre, créant ainsi un réchauffement. C'est ce qu'on appelle un forçage radiatif positif parce que le rayonnement solaire incident excède alors le rayonnement infrarouge qui s'échappe de la Terre (source: Musée Canadien de la Nature) (haut de page).
Sources:
- "The importance of the diurnal and annual cycle of air traffic for contrail radiative forcing", journal Nature du 15 juin 2006 (441:p.864-7)
- "Des traînées aériennes qui réchauffent la planète", Figaro (15 juin 2006)
- "Future London: footprint of a generation", exposition qui s'est tenue à Londres en septembre 2006
12:35 Publié dans Entreprises, Gouvernance, Particuliers, Qualité de l'air, Transport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : environnement, transports, déplacements, mobilité, développement durable, climat
mercredi, 09 mai 2007
Première traversée de l'Atlantique en bateau solaire: pari réussi!
Souvenez vous... depuis 5 mois, ce blog suivait la première traversée de l'Atlantique en bateau solaire à bord du Sun21 (voir l'article consacré avec le détail du parcours). Parti de Bâle (Suisse) le 15 novembre 2006, le bateau a réussi son pari, en atteignant hier les côtes New-Yorkaises, le mardi 8 mai, après près de 6 mois d'un long périple.
Evidemment, certains trouveront le voyage un peu longuet, mais regardez tout de même la taille du bateau (photo à gauche), ce petit catamaran a réalisé un formidable exploit!
Ce succès permettra de valoriser considérablement le travail de l'association Sun21 à l'origine du projet, dont les objectifs sont de promouvoir l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
Mais cette réussite démontre surtout la puissance de l'énergie solaire... et ouvre des perspectives considérables sur ses utilisations futures.
Tournant le dos au vent (enfin, presque... voir l'article sur les paquebots tirés par des voiles, les skysails), l'homme s'en est remis au pétrole pour traverser les océans. Ce temps serait-il à présent révolu? Quoi qu'il arrive, ceux qui ne prendront pas le train (le bateau?) en route risquent fort de couler dans les décennies qui viennent...
Sources:
- Site de la traversée du Sun21
- Site de l'association suisse Sun21
- Lire également l'article du blog "Bateau solaire par Solarlab"
16:30 Publié dans Energie, Initiatives, Transport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, transports, énergie, solaire
vendredi, 06 avril 2007
1 million de kilomètres de routes encerclant la nature!
1.079.072 km de routes (2,8 fois la distance Terre-Lune), 32.888 km de voies ferrées et 6.700 km de voies fluviales sillonnent la France. Pour nous autres humains, ce réseau très dense (un des plus denses d'Europe) nous arrange bien lorsque nous voyageons... parce qu'aujourd'hui, plus question de circuler au travers de forêts, de marais et autres habitats naturels.
Mais pour la faune et la flore, c'est une tout autre histoire, un drame silencieux. Car les routes sont autant de coupures, de barrières et de murs infranchissables à la fois en tant que barrière physique (allez traverser une autoroute!!!), sonore (fuite des animaux devant le bruit - imaginez si vous aviez à passer au milieu d'une dizaine de marteaux piqueurs...) et lumineuse (fuite des espèces nocturnes). Conséquence: les espèces se retrouvent cloîtrées dans des cages dont les barreaux se nomment bitume, asphalte ou ballast.
Ces coupures des habitats engendrées, interdisant toute continuité des territoires, nuisent au bon fonctionnement des écosystèmes: territoire insuffisant, conflits de nourriture, appauvrissement génétique (pas suffisamment de variétés entre individus), fragilité face aux catastrophes naturelles (impossibilité de fuir)...

Même si l'emprise des routes en tant que telle peut paraître faible (1,2 % du territoire métropolitain), le réseau routier provoque une fragmentation des écosystèmes divisant par 2,5 la taille moyenne des zones d’intérêts écologiques qui passent de 1998 à 814 ha. Mais cette moyenne cache une réalité encore plus grave: les surfaces de plus de 100.000 ha (celles qui ont un énorme rôle écologique) sont divisées par 6 alors que les toutes petites surfaces sont à peine touchées (ce qui est logique, puisque les chances de couper un grand territoire sont plus importantes).

Il suffit de constater l'absence de violet (surfaces d'intérêt écologique dépassant les 100.000 ha d'un seul tenant) sur la carte ci-dessus (source: IFEN) pour se rendre compte qu'aujourd'hui, il n'existe quasiment plus de continuité des écosystèmes en France. Or, ces zones sont les plus propices aux connexions entre écosystème, indispensables au maintien de la biodiversité et des services rendus par ces milieux naturels ou semi-naturels (qualité de l'eau, de l'air, richesse des sols, alimentation, maintien des équilibres de certaines espèces qui pourraient, sinon, devenir envahissantes, etc.).
Une raison de plus de ne pas faire de gros déplacements en voiture pour ne pas encourager le développement du réseau routier!
Sources:
- "Les impacts du réseau routier sur l'environnement", IFEN n°114 (octobre 2006)
14:47 Publié dans Biodiversité, Gouvernance, Transport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, transports, biodiversité, politique
mercredi, 21 février 2007
Traversée de l'Atlantique en bateau solaire
Il y a 3 mois déjà, dans l'article du blog "Bateau solaire par Solarlab", je vous présentais toute une série de bateaux et vous invitais à suivre la 1ère traversée de l'Atlantique d'un bateau solaire, le Sun21. Parti le 15 novembre de Bâle en Suisse, il a contourné l'Europe par le nord pour atteindre Séville (Espagne) le 28 novembre (voir carte). Ce fut alors le grand départ pour la traversée de l'Atlantique, soit au total un parcours de près de 13.000 km à la seule force des rayons du soleil!!! L'arrivée est prévue le 8 mai à New York.

Juqu'à maintenant, tout va pour le mieux. La semaine dernière, le Sun21 a atteint les côtes de la Martinique (photo ci-dessous) et il vient de quitter la Guadeloupe avant-hier. Je vous incite vivement à vous rendre sur le site officiel: www.transatlantic21.org où vous pourrez retrouver chaque étape de la traversée, commentée avec parfois des photos et des vidéos, comme si vous y étiez (chaque point rouge sur la carte correspond à un article... c'est vous dire que vous avez de quoi faire). Seul hic, le site est en anglais. Mais les non anglophones pourront toujours visionner les vidéos (indiquées par un logo sur les points rouges).

Il va sans dire que ce blog reviendra sur ce périple exemplaire qui démontre l'énorme potentialité du solaire. Rendez-vous est donc pris dans les 2 prochains mois!
15:30 Publié dans Energie, Initiatives, Transport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : environnement, transport, solaire, développement durable


























