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jeudi, 26 novembre 2015

Soutenez l'Appel Climat Santé et participez à la conférence

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+44%
: Hausse des catastrophes naturelles
liées au climat cette dernière décennie par rapport à la précédente.
$ 2-4 milliards de dépense de santé d’ici 2030
dus aux conséquences du changement climatique.
1 personne sur 2 qui vivra dans des zones
infestées par la dengue d’ici 2085.

Oui, c'est dingue... Cette réalité n'est pourtant pas une fatalité, à la condition:

  • de limiter la casse (c'est l'objet de la conférence climat COP21 pour inciter à moins polluer et donc, réduire le réchauffement à terme). Là, je vous le concède, on peut toujours rêver...
  • de mettre les moyens nécessaires pour s'adapter.


C'est tout l'objet de l'Appel Climat Santé lancé par 3 réseaux féminins, Femmes & Développement Durable (dont je fais partie, qui est aussi ouvert aux hommes), SupplémentdElles et Femmes, Débats & Société, qui se sont unis pour interpeller les décideurs sur l’urgence d’adapter les systèmes de santé et les territoires pour contrer les effets du changement climatique.

Plus question de mettre en place des Plans Canicules post canicule. Les experts observent la progression géographique des maladies ou les effets diminués de certains traitements quand la chaleur augmente, alors autant s'y préparer et aujourd'hui, c'est loin d'être gagné. D'où cet Appel, que les plus grands réseaux féminins ont rejoint, qui a reçu le soutien du Secrétariat au droit des femmes et d'ONU Femmes. Et Messieurs, vous êtes tout autant concernés, même si ce sont les femmes qui ont démarré la mobilisation (comme d'hab diront certaines, alors signez pour ne pas leur donner raison) ;-)

Je vous invite donc à:


Je compte sur vous!

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Site officiel: www.climat-sante.org

 

 

 

jeudi, 05 novembre 2015

Le harcèlement, c'est pas automatique.

Parce qu'on peut mourir du harcèlement scolaire ou tenter de le vouloir (4x plus de risque de suicide d'un enfant harcelé), parce que ce sont des spectres qui hantent le cœur toute la vie, parce que j'en ai souffert et que je dois mon salut à une personne qui m'a tendu la main in extremis et parce que j'hallucine d'entendre des crétins de profs et de syndicats se sentir hérissés par cette campagne, PARTAGEZ.

 

En parler, faire parler, cela peut sauver des vies. Un numéro, gratuit, le 3020 (en espérant que les horaires soient bientôt étendues aux soirées) et un site web: www.nonauharcelement.education.gouv.fr

 


Campagne Non Au Harcèlement - Le harcèlement... par EducationFrance

vendredi, 13 mars 2015

[Film] Virunga: le combat d'un parc national contre les multinationales

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Virunga, c'est l'incroyable histoire de la défense d'un joyau du Congo face aux multinationales qui le saignent. Le film documentaire s'immisce dans une guerre économique sanguinaire, narrant la lutte de rangers qui risquent leur vie pour préserver le parc national de Virunga classé par l'UNESCO, source à la fois d'une biodiversité extraordinaire (il abrite notamment des populations de gorilles), générateur de revenus touristiques durables et poumons du Congo.

 

Malheureusement, le parc suscite bien des convoitises, abritant dans son sol des minéraux précieux et du pétrole, peuplé d'éléphants et de gorilles régulièrement massacrés. Cette manne financière facile, des rebelles armés, les M23, en ont fait leur cheval de bataille, rôdant comme une ombre en corrompant à tout va - jusqu'à faire en sorte que le gouvernement autorise l'implantation en plein parc de SOCO, une multinationale pétrolière britannique.

 

 

Avec une approche totalement inédite, ce documentaire décortique tout le processus politico-économico-militaire du Congo, décryptant les enjeux sous-jacents et les jeux d'influence, permettant de comprendre comment de la protection d'un sanctuaire, de la corruption à tous les niveaux et de l'implantation d'entreprises occidentales, on en arrive à financer une guerre qui éclate en 2012 sous l'impulsion des M23, saccageant un pays où seules les populations locales et la nature trinquent.

 

Virunga n'est donc pas un simple plaidoyer écologiste où des rangers risquent leur vie, guidés par le directeur du parc Emmanuel de Merode, un belge de la famille royale, dont on se dit qu'il finira assassiné pour son intégrité inébranlable. Virunga, c'est avant tout la dénonciation d'un système corrompu que des hommes tentent d'enrayer par leur courage extraordinaire et leur amour de la nature - une partie du documentaire est d'ailleurs filmé dans le centre d’accueil de gorilles orphelins.

 

Réalisé par Orlando von Einsiedel, filmé au travers du regard de Mélanie Gouby, journaliste indépendante française, Virunga est un véritable procès à charge contre la corruption des gouvernements et la responsabilité des multinationales où se mêlent soif de pouvoir et d'argent, racisme et spectre d'un colonialisme qui fait honte.

 

Virunga est diffusé en exclusivité sur Netflix et bonne nouvelle à ceux qui ne sont pas abonnés : le 1er mois est offert avec possibilité d'annuler à tout moment ensuite :-)

 

Lien vers le film: voir Virunga sur Netflix
Site officiel du film: http://virungamovie.com
Site officiel du parc Virunga: http://visitvirunga.org

lundi, 16 février 2015

Parking vélo sécurisé: l'exemple de Tokyo

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Quand je découvrais le Japon en 2005, il y avait déjà des parkings vélo sécurisés partout grâce à des systèmes de rails où vous glissiez votre bicyclette. Mais ça, c'était avant. Désormais, les Japonais ont l'ECO Cycle, des parkings vélo enterrés entièrement automatisés, qui peuvent contenir 204 vélos dans un cylindre de 11,5m de haut pour 8m de large, caché sous un module à peine plus grand qu'un abris bus:

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Finis les vols! Fabriqué par la société japonaise Giken Ltd depuis 3 ans, le système a d'abord été testé à Tokyo avant d'être étendu désormais à tout le pays, fort de son succès. 8 secondes suffisent à déposer votre vélo et 13s à le récupérer, grâce à une puce scannée sur le cadre et un passe qui coûte environ 20 euros par mois. Je vous laisse apprécier la facilité d'utilisation:

 

 

Évidemment, la construction est un peu chère par unité, environ 1,3 million d'euros (prix datant de 2013, cela a pu baisser depuis). Mais un petit calcul montre qu'il suffit d'une moyenne d'environ 1800 abonnés par unité pour amortir un parking en 3 ans, auquel il faut ajouter les coûts de maintenance. Mais quand on sait qu'en Île-de-France, 650.000 trajets sont réalisés quotidiennement à vélo, cela donne une bonne idée du nombre d'usagers - l'opération s'avèrerait donc vite rentable.

 

Cerise sur le gâteau, l'approche construction a été considérablement simplifiée pour réduire les durées de chantier. 2 mois suffisent à installer une structure, avec un chantier d'une surface à peine plus grande que le diamètre du parking. Pour ceux que cela intéresse, tout est expliqué dans cette vidéo.

 

Quant à nous, en France, il faudra se contenter de Véligo, qui installe des cages à poules hideuses dans nos gares, sans doute imaginées par un fonctionnaire pressé de finir à 15h un vendredi (il y a un truc très sympa qui s'appelle "des designers", ce serait bien de s'en servir).

 

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Crédit photo: Caters News Agency, illustration: Giken Ltd.

mercredi, 19 mars 2014

Pollution aux PM10: le trafic routier responsable... tout comme le trafic aérien

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Voici l'évolution des concentration de PM10 (1) dans l'agglomération parisienne lors de l'épisode de pollution de ces derniers jours, responsables du pic observé. Comme l'Ile-de-France n'est guère concernée par les éruptions volcaniques, les déserts ou les incendies de forêt (principales sources de PM10 naturelles), les particules de notre agglomération sont d'origine anthropique. Mais qui sont les (vrais) responsables?

 

En France, les PM10 proviennent principalement à 31% de l'industrie (dont plus du tiers de la construction et du BTP), 30% du chauffage, 20% de l'agriculture et 15% du transport routier (2). Sauf que... ce sont des MOYENNES NATIONALES.

 

Un trafic routier en ligne de mire

C'est ainsi que l'Automobile Club nous prend pour des imbéciles en critiquant la circulation alternée, rappelant ce taux moyen des PM10 du transport routier (citant d'ailleurs 14% au lieu de 15%). Or, dans l'agglomération parisienne, le trafic routier représente 26% des émissions de PM10... un taux qui bondit à Paris où le trafic routier est responsable de 56% des PM10 (3).

 

Sans surprise, la mise en œuvre de zones à faibles émissions (ou LEZ, de l'anglais Low Emission Zones) dans plusieurs pays d'Europe (ex. péage urbain, circulation alternée...) a montré que même si les impacts sur la qualité de l’air ne sont pas identiques d’une LEZ à l'autre, la réduction en concentration de PM10 peut atteindre 10 %, avec une diminution du nombre de pics de pollution (jusqu’à 16 jours en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne) (4).

 

Et le trafic aérien?

Il reste pourtant un grand absent des médias ces derniers jours : l'aviation. Hormis le coup de gueule de quelques élus locaux (5), silence radio absolu sur la responsabilité du trafic aérien. Et bien sûr, aucune mesure de restriction. Or, observez l'évolution du pic de pollution en mars (ci-dessus) ainsi que celui de décembre 2013 (ci-dessous). Voyez comme les pics de pollution ont TOUJOURS démarré aux niveaux de Roissy et d'Orly... les zones aéroportuaires persistant à rester polluées quand le reste de l'IDF revient à des taux corrects.

 

De qui se moque-t-on??? Quelques 1350 atterrissages et décollages ont lieu quotidiennement à Roissy CDG et 685 pour Orly. Au regard des 15 millions de déplacements en voiture quotidiens en IDF, cela peut paraître peu (un avion pour 7500 voitures). Mais quand on sait que le réservoir d'un A380 contient 310.000 litres de kérosène (soit 7750 réservoirs de 40 litres), ça en dit long sur les impacts...

 

Les cartes sont pourtant claires. Les deux derniers épisodes de pollution montrent que toutes sources d'émission de PM10 confondues, les pics sont nés au niveau des aéroports.

 

Pourquoi un tel oubli?

La réponse est écrite en toutes lettres sur le site d'Airparif: "Par manque d’un marqueur spécifique du trafic aérien, les polluants relevés aux abords des plates-formes proviennent aussi bien du fonctionnement des aéroports (trafic aérien et routier, chauffage…) que du réseau routier et des activités de l’agglomération parisienne au sein de laquelle les aéroports sont imbriqués."

 

Je ne suis pas spécialiste, m'enfin coller des appareils de mesure aux bords des pistes, ça ne doit pas être si compliqué que ça... en pondérant par les mesures à proximité immédiate des bâtiments, on doit pouvoir avoir une donnée déjà significative (d'autres propositions, amis lecteurs?).

 

Limiter les PM10 du Grand Paris

Reste qu'à vouloir s'attaquer à la limitation des PM10, le choix est restreint: on peut inciter les franciliens à moins se chauffer (secteur le plus polluant avec le trafic routier), mais en plein hiver, c'est un peu utopique. Quant à l'été... Donc logiquement, le trafic routier est le coeur de cible, facile à diminuer par des mesures incitatives. La preuve, la circulation alternée mise en place il y a 2 jours a conduit à réduire de moitié le kilométrage de bouchon.

 

Au final, désolée pour l'Automobile Club et les franciliens grognons. La responsabilité du trafic routier est indéniable et le fait que les mesures de réduction visent ce secteur en priorité est logique. Certes, il y a des raisons légitimes d'utiliser un véhicule (usage pro, transport de matériel, etc.) et une stratégie gouvernementale en cas de pic doit être planifiée bien en amont pour tenir compte de certaines nécessités (ce n'est pas le cas aujourd'hui). Mais il faut aussi accepter de participer à un effort collectif pour lutter contre un problème, surtout quand il ne s'agit que de quelques jours par an.
 

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Rappel sur les conséquences pour la santé

Les particules fines (notamment < 2,5 µm) sont particulièrement dangereuses pour la santé car elles pénètrent l'appareil respiratoire, en véhiculant des composés souvent toxiques, allergènes, mutagènes ou cancérigènes. Occasionnant des troubles respiratoires, elle s sont particulièrement impactantes sur les personnes les plus fragiles - à commencer par les enfants. Tandis que 31 % de la population de l’agglomération parisienne résident à moins de 75 m d’un axe à fort trafic routier, il est avéré que vivre à proximité de ces axes est responsable de 16 % des nouveaux cas d’asthme chez les enfants (0-17 ans) (6).

 

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Sources et notes
(1) Les PM10 sont de microscopiques particules en suspension dans l'air (de l'anglais PM : Particulate matter). Pour info, les principales particules prises en compte sont les PM10 (particules dont la taille est inférieure à 10 microns et PM2,5). Souvent, les PM2,5 sont considérées comme une sous-catégorie des PM10... mais ce n'est pas toujours le cas, ce qui conduit à des confusions dans les chiffres. Restez vigilants!
(2) Étude CITEPA d'avril 2013, données 2011
(3) Chiffres Airparif
(4) Revue Pollution atmosphérique. Climat, santé, société. N° spécial particules ; Novembre 2012 - APPA, p.214
(5) Didier Gonzales, maire UMP de Villeneuve-le-Roi et président de l’association des élus riverains d’Orly et Jean-Pierre Enjalbert, Maire de Saint-Prix et Conseiller général du Val d’Oise
(6) Revue Pollution atmosphérique. Climat, santé, société. N° spécial particules ; Novembre 2012 - APPA, p.51-52 - Impact de pollution calculé en se référant à une situation où les niveaux de PM10 auraient été ramenés à la valeur guide de l’OMS

Lire aussi "Atmosphère Capitale", (voir p.5 notamment) Brochure d'Airparif sur la pollution de l'agglomération parisienne

mardi, 07 janvier 2014

2014: On prend les mêmes (défauts) et on recommence?

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30 ans que j'ai commencé à être initiée aux problèmes environnementaux par mes parents, notamment mon père, architecte urbaniste, qui a passé sa vie dans les pays émergents. Mon enfance m'a fait aller à la rencontre des pays les plus pauvres de la planète, comme des plus riches et insouciants, à cultiver des tomates en plein désert. Élevée à profondément aimer cette Terre, j'ai entamé des études d'écologie il y a 18 ans, qui m'ont conduite à l'environnement et au développement durable.

 

Les optimistes s'évertuent à me démontrer que le monde évolue et prend conscience petit à petit des choses. La méthode Coué, c'est sympa mais on s'en lasse. La consommation matérielle n'a jamais été aussi forte (désormais preuve de réussite dans les pays émergents) et le peuple n'a que la crise du pouvoir d'achat à la bouche. A côté de gens prêts à moins posséder, il n'y a jamais eu autant de riches qui n'en ont rien à foutre. Ceux-là, les écolos qui veulent me faire voir la vie en rose les oublient. Le monde des bisounours, ça fait longtemps que je l'ai quitté...

 

Je me sens comme ces guépards, témoins de cette route qui saigne la forêt, impuissants. Je vois les années défiler avec la répétition inlassable des mêmes conneries. De nos gouvernements incapables à l'égoïsme répété de l'être humain pris dans sa globalité et je suis fatiguée. Ras-le-bol de s'en prendre plein la tronche à vouloir changer le monde parce qu'on voit le précipice au bout de la route. De toutes les façons, la planète s'en remettra (après quelques millions d'années...), c'est juste triste de se dire que les humains qui disparaîtront après un long calvaire inutile ne sont pas les responsables.

 

Je songe donc sérieusement à me reconvertir. Blogueuse francilienne cherche sculpteur (bois/métal) prêt à initier la jeune padawan que je suis (annonce sérieuse au fait...).

 

Ce sera peut-être bien là ma résolution 2014.

jeudi, 01 août 2013

Écotourisme: Mayenne [VERT]ueuse

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La Mayenne fait partie de ces départements peu connus des français, moi la première - du moins, jusqu’à l’année dernière où j’avais eu un véritable coup de cœur pour le site Échologia ("Découvrez EcH2Ologia, l'OVNI touristique écolo au coeur de la Mayenne").

 

C’est un tort, surtout pour les franciliens qui y trouveraient à 1h30 de Paris un département où les fleurs multicolores abondent partout, aux bords des routes, des berges ou aux ronds points comme des tableaux vivants de Monet. Discrètement, des petits panneaux rappellent qu’ici, la politique départementale favorise la gestion raisonnée et la fauche tardive. Mais une petite escapade m'a surtout permis de réaliser que ce département abrite de très belles initiatives touristiques écolo à découvrir

 

Le site Echologia a maturé (3 premières photos ci-dessus): un gros travail d'aménagement paysager s'est poursuivi et la diversité des logements insolites est un vrai bonheur (testés et approuvés), perdus dans cet océan de verdure où les heureux touristes cotoient le potager bio, la piscine naturelle, les zones humides (exemptées de moustiques!) et les petits chemins sous bois. Mais Echologia, ce n'est pas juste un énième lieu d'hébergement de touristes en mal d'originalité, c'est une véritable démarche écologique globale, visant à sensibiliser et éduquer la population. Situé à seulement quelques kilomètres de la gare de Laval, le site peut se visiter librement et il vaut le détour!

 

Le Manoir de Merlin et son jardin médiéval primé :

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mardi, 02 juillet 2013

Moi Président, je n'ai rien compris à l'intérêt de l'écologie pour l'économie de la France

environnement, écologie, gouvernanceAprès avoir vivement critiqué les coupes sévères que subissait le budget 2014 de son ministère, Delphine Batho, Ministre de l'écologie, vient de se faire brutalement remercier.

Or, la baisse de 7% annoncée est la plus forte diminution en pourcentage du gouvernement, révélant un signal fort à l'encontre de la prise en compte de l'écologie dans la stratégie de long terme de la France. Est-ce vraiment une surprise quand l'écologie a fait tant défaut dans les débats de la présidentielle? Pourtant, elle est la solution de long terme. L'intégralité des thèmes en jeu ont un lien étroit avec notre économie :

 

Moi, l'écologie, je réduis la pollution de l'air et j'améliore la santé. A long terme, c'est moins de dépenses d'assurances santé en évitant notamment la multiplication des cas d'asthmes,  d'allergies, voire de cancers.

 

Moi, l'écologie, j'améliore les performances énergétiques. Je limite les besoins d'investissement pour la production d'énergie et à une ère où le coût de l'énergie ne cesse d'augmenter, c'est permettre aux citoyens de préserver leur pouvoir d'achat.

 

Moi, l'écologie, je réduis la proportion de déchets, je réduis donc les coûts de traitement et de ramassage des ordures ménagères, j'évite la multiplication de construction d'usines de traitement et de centre d'enfouissement des déchets.

 

Moi, l'écologie, j'encourage le commerce équitable, participant à la diminution de la pauvreté dans le monde par un meilleur partage des revenus et à terme, je limite les flux migratoires et les besoins d'aides au développement.

 

Moi, l'écologie, j'agis sur la qualité de l'eau, limitant les investissements dans les moyens d'assainissement, encourageant le tourisme et protégeant les zones agricoles.

 

Moi, l'écologie, je préserve les milieux naturels et protège les espèces menacées, j'évite l'érosion des sols, maintient la présence d'espèces prédatrices et limite la prolifération de maladies.

 

Moi, l'écologie, j'inspire l'innovation industrielle, les architectes et ingénieurs me copient pour créer des nouveaux matériaux, construire en réduisant les coûts et apporter des solutions techniques moins onéreuses.

 

Moi, l'écologie, je créée de l'emploi et rends les entreprises plus concurrentielles. Elles anticipent les contraintes réglementaires et occupent des nouveaux marchés, leur dynamique génère de l'emploi sur le long terme - le tout, sans subvention et sans intervention du gouvernement, contrairement à bien des secteurs industriels.

 

Moi, l'écologie, je préserve des régions et des savoir-faire, en attirant le tourisme et encourageant le développement de loisirs, en protégeant l'artisanat et des connaissances ancestrales, en permettant le développement d'économies locales.

 

Moi, l'écologie, je maintiens l'emploi en France car j'encourage à consommer local, je favorise le la R&D dans les entreprises, le développement du tourisme, des transports en commun (gérés forcément par des locaux), je contribue à préserver notre agriculture...

 

Moi, l'écologie, le gouvernement veut me tuer.

vendredi, 09 novembre 2012

Pour ou contre le rejet d'êtres humains par l'Église?

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Exceptionnellement, ce blog sort des sentiers battus pour défendre le mariage homosexuel car la véhémence des propos de l'Église me choque. Nous sommes dans un État laïque où la pseudo "morale" religieuse révèle un état d'esprit rétrograde et archaïque. Or, le lobby catho s'immisce jusqu'aux plus hautes sphères de l'État, une influence inacceptable qui refuse l'égalité des êtres humains entre eux. Pour ces raisons, je souhaitais partager l'article suivant (source):


Nous, les sous-hommes du XXIème siècle


Parce que je suis noire, je suis perçue différemment. Est-ce volontaire? A voir le rejet et l’attitude de certains, les embûches qu’on ne cesse de semer dans ma vie et ma carrière, serais-je donc délibérément masochiste? Non, bien sûr, je n’ai pas choisi ce que je suis, je le subis.


Parce que je suis noire, je n’ai pas les mêmes droits que les autres citoyens français. Je suis pourtant capable d’aimer du même amour, celui pour lequel on peut être prêt à donner sa vie, celui qui vous enflamme, vous fait vibrer ou… vous mène par le bout du nez. Mais alors, pourquoi m’interdire de m’unir avec l’amour de ma vie, pourquoi m’empêcher de fonder une famille? Ah j’oubliais… l’Eglise. L’Eglise n’apprécie pas du tout l’idée qu’en tant que noire, je puisse avoir les mêmes droits. A ses yeux, il serait irresponsable de mettre au monde des enfants de noirs qui subiraient toutes les moqueries possibles à l’école. Cela pourrait engendrer de graves déséquilibres. Et puis de toutes les façons, aux yeux de l’Eglise, être noire, c’est un choix de vie qu’il est immoral d’imposer à ses enfants.


Que puis-je répondre si ce n’est l’envie irrépressible de crier tant cette vision me semble éloignée des racines même de la spiritualité, celle de faire preuve de tolérance et d’amour du prochain? Or, restreindre mes droits en tant que noire et m’interdire de jouir des mêmes bénéfices sociaux, des mêmes libertés, est-ce donc là l’illustration de l’amour du prochain tant prôné par l’Eglise? Certainement, à en croire les propos de plusieurs archevêques et politiques. Cependant, impossible de dénoncer leur message ségrégationniste sans être accusée de lobbying. Pourtant, que vaut le poids du lobbying de la communauté noire contre la puissance de l’Eglise installée confortablement depuis des siècles, à la tête d’un des Etats les plus riches du monde, dont les ramifications et les soutiens peuvent atteindre les plus hautes sphères de l’Etat en quelques coups de téléphone?


LIRE LA SUITE sur le blog "Homo inferior"

mercredi, 31 octobre 2012

Bientôt une interdiction des pièges barbares qui tuent aveuglément?

piège, animaux, biodiversité, chasse, souffrance animaleLa France affiche une complaisance révoltante à l'égard des pièges tuants, autorisant à tour de bras leur utilisation, fermant les yeux sur les abus alors même qu'ils tuent sans distinction - un procédé totalement rétrograde. Les faits divers rappellent cruellement cette hérésie, au fil des récits de propriétaires révoltés qui ont retrouvé leur chat ou chien hurlant à la mort, leurs pattes finissant généralement sectionnées... quand ils survivent.

 

Pour des pièges censés tuer sur le coup, cette multitudes de récits démontrent la souffrance épouvantable engendrée par ces outils de torture (des animaux peuvent rester plusieurs jours coincés, finissant par mourir ou se ronger la patte pour s'échapper). Besoin de convaincre? Cette vidéo montre la violence du fonctionnement (à l'aide de batons et peluches, je vous rassure).

 

 

De plus, théoriquement destinés aux espèces classées "nuisibles" (lire ci-dessous ce qui se cache derrière ce concept...), ces pièges éliminent les espèces sans distinction, qu'elles soient protégées ou domestiques, alors qu'il existe des pièges à capture qui permettent de relâcher les animaux ou, le cas échéant, de les tuer réellement sans souffrance (1). Il faut donc interdire les pièges tuants définitivement.

 

Signez la pétition pour interdire ces pièges!

Pour toutes ces raisons, l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) demande l’interdiction définitive de leur utilisation et vient de lancer une pétition que je vous invite à signer ici.

Vous avez dit "nuisibles"?

En France, les animaux potentiellement nuisibles sont listés par le Ministère de l’Ecologie sur avis du... Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Bien sûr, aucun lobbying des chasseurs, ce conseil est forcément neutre et indépendant. Trois critères prévalent: l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques, la prévention de dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles, la protection de la flore et de la faune.

 

Ensuite, les préfets dressent des arrêtés avec la liste des animaux nuisibles retenus pour chaque département - toujours sur avis des chasseurs (Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et Fédération des chasseurs).

 

Evidemment, ces "avis" ne sont ni neutres, ni scientifiquement établis. Les écologues et les faunisticiens n'ont pas leur mot à dire, et encore moins les ONG de protection de la nature - un peu plus à même de déterminer le caractère réellement nuisible d'un animal en toute connaissance de cause. Et il ne faudrait surtout pas oublier que certaines espèces ne prolifèrent que parce que les chasseurs ont soigneusement éliminé leurs prédateurs naturels, à l'instar du renard...

 

En savoir plus: télécharger le guide de l'ASPAS sur les pièges (pdf, 6 p.) et la réglementation actuelle des pièges autorisés sur le site de l'UNAPAF (Union Nationale des Piégeurs Agréés de France).

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(1) Il va de soit que le concept même de piéger des animaux pour les tuer gratuitement parce qu'officiellement nuisibles me révulse.