samedi, 10 octobre 2009

URBIZ, site finaliste aux Trophées Internet de la Construction

Trophy_Gold.jpgPour sa première participation, Urbiz, le site dédié à l'écologie urbaine que j'édite, a terminé finaliste dans 2 catégories aux Trophées Internet de la Construction et de l'Immobilier 2009, organisé par le site BatiActu:

 

- Catégorie "Meilleur site - Rubrique / espace dédié au Développement Durable"
- Catégorie "Meilleur site - Assistance maîtrise d’œuvre / maîtrise d’ouvrage / Energies"

 

Voilà un résultat encourageant quand on sait qu'Urbiz s'est retrouvé ainsi aux côtés de sites comme le CSTB, Colas (filiale de Bouygues), Primagaz ou Rockwool...

 

Pour ceux qui ne connaissent pas Urbiz, il s'agit du 1er site dédié à l'écologie urbaine, qui met en avant les bonnes pratiques (économies d'énergie, eau, construction écologique, prise en compte de la biodiversité, gestion des déchets...) dans l'aménagement urbain. Pour en savoir plus, je vous invite à découvrir le site www.urbiz.fr (lire également l'article paru sur ce blog).

 

Retrouvez l'intégralité du palmarès sur le site de BatiActu.

lundi, 08 juin 2009

Découvrez URBIZ, plateforme de veille en Ecologie Urbaine

Si j'écris moins souvent sur ce blog, c'est parce que depuis plusieurs mois, je travaille au développement d'URBIZ, la 1ère plateforme de veille en écologie urbaine. Je vous invite désormais à la découvrir!

ecologie urbaine.jpg

L’objectif est de disséminer les bonnes pratiques en écologie urbaine et d'assurer une veille documentaire sur les publications librement téléchargeables sur internet, son contenu étant accessible gratuitement en français et en anglais. Il s'agit d'un véritable outil à destination des acteurs de l’écologie urbaine (professionnels, collectivités, associations…) et tous ceux que le sujet intéresse.

Une seule adresse : www.urbiz.fr

 

Et si le site vous plait, aidez-moi à le faire connaître:

 

Il était une fois URBIZ...

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mardi, 06 janvier 2009

Des ruches sur le toit de votre entreprise?

abeille miel.jpgEt si votre entreprise accueillait une ruche sur son toit? Il ne resterait plus qu'à récolter le miel pour le petit-déjeuner (à moins qu'une âme dévouée ne fasse des cookies au miel pour accompagner la pause café). Cette idée, qui peut paraître un peu folle, a été proposée par l'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) dans le cadre du programme national "L'abeille, sentinelle de l'environnement".

En effet, depuis plusieurs années, les effectifs d'abeilles sont en chute libre dans toute l'Europe, avec 30 à 40 % des populations décimées ces dix dernières années. Rien qu'en 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 %, voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Les causes évoquées sont diverses: changement climatique et pesticides sont en ligne de mire (dont plusieurs produits phytosanitaires de la firme Monsanto, Roundup en tête), mais également les virus, parasites, OGM et invasion du frelon chinois (prédateur des abeilles).

Or, l'abeille reste le principal insecte pollinisateur qui contribue à la reproduction d'environ 80% des plantes de notre planète dont une grande partie des 3/4 de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux, etc...) qui dépend d'insectes pollinisateurs.

Pour tâcher d'enrayer cette disparition catastrophique, l'UNAF invite donc les collectivités et entreprises à accueillir des ruches sur leur toit ou  dans les espaces verts pour sensibiliser le public. L'idée n'est pas nouvelle puisque l'Opéra Garnier, à Paris, héberge six ruches depuis 1985 dont chacune produit jusqu'à 100 kilos de miel vendus à la boutique de l'Opéra.

Plusieurs villes sont partenaires du programme. Dans ce cadre, la ville de Lille a ainsi installé une trentaine de ruches disséminées dans les quartiers lillois avec une première très belle récolte fin septembre qui a prouvé que les abeilles s'étaient parfaitement acclimatées à leur nouvel environnement.

A notre échelle de citoyen, sachez que l'UNAF a également lancé une pétition pour protéger les abeilles: voir la pétition en ligne.

Sources:
- Présentation du programme "L'abeille, sentinelle de l'environnement", site de l'UNAF
- "Le monde selon Monsanto", documentaire réalisé par Marie-Monique Robin diffusé sur Arte le 11 mars 2008 (disponible en DVD et VOD)
- "L’impact des pollinisateurs sur la production des cultures", article de l'INRA (24 oct. 06)

lundi, 28 juillet 2008

Un silence qui s'explique...

Bonjour chers lecteurs,

Vous l'avez sans doute remarqué, les articles se font plus rares... trêve estivale? Non! Le nouvel entrepreneur que je suis prépare le lancement imminent d'un outil internet pour mettre en avant les bonnes pratiques en écologie urbaine. Je vous en dirai plus dans les semaines qui viennent, mais je vous dévoile d'ors et déjà son nom:

Logo Urbiz.jpg

Vous êtes une collectivité locale et avez des démarches exemplaires à partager?
Vous êtes acteurs de l'écologie urbaine et souhaitez vous faire connaître, vous ou vos produits et services?

Lancez-vous dans l'aventure et contactez moi (cliquez sur le bouton"mon email"à gauche)!

Quant à mes fidèles lecteurs, pas d'inquiétude, pleins d'articles sont prévus, ils sont juste un peu plus espacés. A très bientôt...

vendredi, 20 juin 2008

Observez des faucons en direct grâce à une webcam

faucon nid.jpg

Que diriez vous d'observer une nichée de faucons crécerelles en direct grâce à une webcam? C'est ce que propose le canton de Bâle, en Suisse. Le pays a choisi le faucon crécerelle comme espèce phare de l'année 2008 et dans ce cadre, il fait l'objet d'une intense politique de sensibilisation de la population. 

nature webcam.jpgEn association avec l'ONG "Birdlife" (dont la LPO - Ligue de Protection des Oiseaux - est la branche française), le canton a mis en place un nichoir sur le haut d'un grand bâtiment (photo à gauche). Une caméra et une lampe à infrarouge permettent au public d'observer 24h sur 24 cette nichée qui comporte 5 oisillons - ce qui est très rare car d'habitude, les faucons ont 2-3 oisillons. Ils ont environ 3 semaines et semblent tous en forme. Or, il faut savoir que bien souvent, un oisillon prend rapidement le dessus sur ses frères et soeurs, ce qui peut malheureusement entraîner la mort de ces derniers. Dans la nature, la sélection est rude et elle commence dès le nid. Espérons que cette nichée survivra totalement.

Pour voir la webcam (dont les photos ci-dessus sont extraites), il suffit de vous rendre à l'adresse suivante: www.turmfalke.ch/live_cam.htm

Pour voir la webcam sans ouvrir systématiquement votre navigateur web, cliquez sur l'adresse du flux en streaming (= procédé de transmission d'images en direct): l'ordinateur va vous demander si vous voulez enregistrer le fichier: cliquer OK pour le sauvegarder. Il vous suffit ensuite de l'ouvrir avec un logiciel de lecture vidéo comme Windows Media Player ou VLC (1)(que je recommande car vous pourrez faire des captures d'écrans très facilement). 

Si vous avez un peu de mal en informatique, n'hésitez pas à demander plus d'explication!
 

(1) Le lien renvoie vers la version portable gratuite de VLC. Par "portable", on entend un logiciel qui tient dans un simple dossier sans nécessiter d'installer des fichiers dans votre système. Très pratique, vous pouvez le conserver sur une clé USB, par exemple, et sa désinstallation est très propre puisqu'il suffit d'effacer le dossier dans lequel vous rangez VLC. Pour info, il existe des centaines d'applications portables qui peuvent vous rendre bien des services! 

mercredi, 06 février 2008

Le lourd coût de l'éclairage public

Savez-vous que l'éclairage public est une des principales dépenses énergétiques des communes? Il représente pas moins de 18% de l'énergie consommée et est même bien souvent le 1er poste en consommation d’électricité d’une commune, soit une part à peu près équivalente à celle de toute l'électricité consommée sur les autres postes comme le chauffage des bâtiments.

éclairage public

Pourquoi un tel gouffre?

Beaucoup de lampes sont obsolètes (la médaille revenant aux lampadaires boules) et l'usage de l'éclairage est souvent excessif. De la même façon que des lampes basse consommation peuvent remplacer des lampes à incandescence chez vous, un matériel plus performant peut diminuer, à éclairage égal, 40 à 50% de la consommation actuelle avec une pollution moindre au mercure.

Quelles sont les actions possibles ?

  • Est-il d'abord nécessaire d'éclairer? Les ronds-points, carrefours, cheminements et bâtiments doivent-ils tous bénéficier du même éclairage et ce, en permanence? Des solutions moins énergivores peuvent parfois compenser (bandes réfléchissantes, cat’s eyes…) et certains points lumineux peuvent sans doutre être éteint au milieu de la nuit. Penser que certaines formes de délinquance ne peuvent avoir lieu dans le noir complet alors qu’un fort éclairage peut l’encourager.
  • Mise en place de matériel performant : remplacement des boules (dont 60% de l'énergie éclaire les étoiles) et lampes à mercure par des lampes à sodium (30 à 50% d’économie) - un panel de solutions est décrit sur le site du programme européen de recherche GREENLIGHT
  • Mise en place de réducteurs ou de variateurs de puissance (25% d’économie) pour réguler la puissance de l’éclairage selon les besoins (ce qu'on appelle le "dimming")
  • Installation de ballasts électroniques pour remplacer les systèmes magnétiques (10 % d'économie): cela évite les surconsommations lors de surtension (1% de surtension = 3% de surconsommation)
  • Intégration de commandes plus précises pour une meilleure maîtrise des temps d'allumage (5 à 7% d'économie)

eclairage public Et question matériel, on n'arrête pas le progrès. La ville d'Issy-les-Moulineaux vient de mettre en place en décembre le premier lampadaire solaire ET éolien au monde (les lampadaires solaires existent déjà et ont été testés avec succès sur certaines aires d'autoroute). Le siège d'une entreprise japonaise à Tokyo lui a emboîté le pas en janvier.

L'intérêt? Une autonomie largement accrue (jusqu'à 6 jours), avec des LEDs d'une durée de vie d'environ 10 ans (contre 2 ans pour les ampoules actuelles) et une grande facilité d'installation: plus besoin de grosses tranchées nécessaire pour câbler les mâts au réseau, un simple trou suffit - réduisant drastiquement les coûts d'installation. 

Encore une fois, environnement rime avec porte monnaie: une facture énergétique moindre pour la commune, c'est moins d'impôts locaux!


Sources:

- "Actes des Rencontres de l'Eclairage Public" (pdf, 823 Ko), Ademe - Pays de Loire (5 mars 2005)
- "Programme Européen Greenlight", présentant un descriptif des matériels performants
- "Un lampadaire éolien installé à Issy-les-Moulineaux", Enviro2B (déc. 2007)
- Site du constructeur Windela produisant des lampadaires solaires éoliens

jeudi, 25 octobre 2007

Cherche chewing-gum à recycler

Qui n'a jamais eu de mésaventure avec un chewing-gum? Collé à votre chaussure ou sous vos fesses après un passage sur les sièges du métro... les chewing-gum sont une véritable nuisance, pas franchement recyclable et générant des coûts de nettoyage parfaitement inutiles.  Une étude réalisée dans les années 1990 par le gouvernement anglais indiquait déjà qu’il dépensait plus de 220 millions d’euros par an pour le nettoyage du chewing-gum. Ce chiffre a très certainement augmenté depuis.

Pour permettre de prolonger la vie des boules de gomme, une designer anglaise, Anna Bullus, vient de lancer un nouveau concept: la boule récupératrice de chewing-gum.

Il s'agit d'une petite poubelle ronde faite en "Gumnetic", un nouveau matériau biodégradable* développé à partir de vieux chewing-gum mélangés à de la résine 'bio'. Les passants peuvent ainsi jeter leurs gommes dans ces boules accrochée aux poteaux. Ces dernières sont ensuite recyclées pour fabriquer de nouvelles poubelles (à force, espérons que cela permette d'élaborer d'autres produits...).

Anna Bullus a également créé un "Gumnetic Chewy Pad", sorte de coussin à mémoire de forme, une façon bien plus agréable de coller ses fesses!

 

Sachez enfin qu'un nouveau chewing-gum vient d'être développé par la société Revolymer: il ne colle pas et doit se désintégrer dans l’eau après plusieurs mois. Reste à savoir quelles substances se retrouvent dans l'eau et leurs effets sur le milieu naturel... Vous reprendrez bien quelques moules goût malabar fraise?

* Je n'ai pas d'information me permettant de vérifier les réelles qualités biodégradables du produit 

Sources:
- "Un nouveau chewing-gum qui ne colle pas", Reflexiences (14 sept. 2007)
- Site officiel d'Anna Bullus: www.annabullusdesign.com

jeudi, 28 juin 2007

Des espaces verts pour rafraîchir les villes

Hier, le Fonds des Nations unies pour les populations (UNFPA) a présenté son rapport annuel sur l’état de la population mondiale, dédié à la croissance urbaine. Les résultats sont sans appel: en 2008, près d'un terrien sur deux vivera en milieu urbain, soit un peu plus de 3,3 milliards. L'UNFPA souhaite donc sensibiliser les gouvernants de l’urgence d’organiser le développement des villes. 

En effet, un urbanisme bien pensé et intelligent peut être un avantage pour l'écologie, la santé et le bien-être des humains (remarquez que cela va généralement de paire...). En limitant l'étalement urbain et en favorisant une certaine concentration des habitants, les besoins énergétiques, les transports, l'assainissement... peuvent être mieux contrôlés tout en nécessitant un développement moindre des infrastructures (songez au nombre de kilomètres de câbles et de tuyaux pour alimenter quelques maisons en électricité et en eau?). L'argent ensuite économisé peut ensuite naturellement être réinvesti ailleurs (par exemple, les aides à la santé).

A l'opposé, un développement anarchique peut étouffer une ville: transports en pagaille, manque d'espaces verts, bâtiments malsains... Environ 1 milliard d'êtres humains habitent dans des taudis urbains.

Une des difficultés résident dans le climat des villes: les bâtiments, l'imperméabilisation des sols, la promiscuité des véhicules et des habitants sont autant d'éléments qui ne permettent pas d'aérer une ville et favorisent des excès de chaleur (il fait souvent 3°C de plus à Paris qu'en banlieue). Or, une équipe de scientifiques britanniques a récemment démontré que 10 % d’espaces verts (parcs et toitures végétalisées) en plus dans les villes réduiraient les températures de 14°C.

Cela permet à la terre de respirer et à la végétation de transpirer (la vapeur d'eau quittant les feuilles refroidit l'air environnant). Une partie de la chaleur est également absorbée sans être réfléchie comme avec certains bâtiments. Mais à l'inverse, la chaleur n'est pas emmagazinée à fleur de terre comme une pièce bétonnée ou l'asphalte des voiries qui vous irradient la chaleur à l'intérieur. Enfin, les toitures végétalisées sont un excellent isolant thermique.

Avouez que vous avez toujours plus frais dans un parc que dans une rue... Les espaces verts incitent les habitants à sortir de chez eux pour se rafraîchir à l'ombre de la végétation... ce sont autant de clim en moins... sans compter le bien-être apporté tout au long de l'année de part l'aspect esthétique des espaces verts et la possibilité de pratiquer du sport en plein air de façon agréable.

Cerise sur le gâteau: plus d'espaces verts limitent les pollutions (ils retiennent certains produits toxiques en les empêchant de se déverser plus loin) et freinent les inondations... (rétention et absorption de l'eau). Qu'attendent les politiques?

 

Sources:
- "L'urbanisation, un défi pour l'humanité", Journal Métro (28 juin 2007)
- "State of the world population" (disponible en français), UNFPA (2007)
- "Small parks could cool big cities", LiveScience (18 mai 2007)